Les griffes du mensonge (Now You See Her)
Auteurs : James Patterson et Michael Ledwidge
Traduit de l’américain par Mélanie Carpe
Éditions : Archipel (6 février 2013)
ISBN : 978-2809810028
400 pages
Quatrième de couverture
Nina Bloom est une brillante avocate new-yorkaise qui élève
seule sa fille de 16 ans.
Lorsqu'un homme est injustement accusé d'être un tueur en série et risque la
condamnation à mort, Nina n'a d'autre choix que de replonger dans un passé
auquel elle avait soigneusement tourné le dos...Dix-huit ans auparavant, ivre,
elle a percuté un homme avec son véhicule. Le policier qui arrive sur les lieux
lui propose de l'aider en la laissant fuir et en faisant disparaître le corps
de celui qu'il dit être un dealer. Ce policier, nommé Peter, elle l'épouse.
Mais alors qu'elle est enceinte, elle découvre que Peter est un ripou impliqué
dans des affaires de drogue et de meurtres. Elle quitte alors Key West sans
laisser de traces et change d'identité.
Aujourd'hui, son passé la rattrape. Et Peter, qui a retrouvé sa trace, est bien
déterminé à la réduire au silence. Définitivement...
Mon avis
Il y a des livres qui vous prennent dans leurs rets et que vous ne lâchez plus
même si vous reconnaissez que le trait est parfois un peu forcé, les situations
un peu exagérées …. Mais à regarder certains faits divers, la vie n’est pas
toujours « un long fleuve tranquille… »
La vie nous entraîne parfois sur des chemins de traverse que l’on n’avait pas
imaginés un seul instant. Jane ne pensait pas, en s’offrant quelques jours de
vacances avec ses amis, dont son petit copain, qu’elle resterait sur place et se
retrouverait seule. Un concours de circonstances, des enchaînements
imprévisibles, des rencontres inattendues et la situation lui échappe. Sa vie
prend alors un autre cours, qui lui semble intéressant finalement…
Il n’est jamais simple de parler d’un roman policier, sans trop en dire, tout
en donnant envie au futur lecteur de le découvrir si l’on pense qu’il vaut le
détour.
James Patterson (et sa traductrice) ont un style fluide, alerte, très « vivant
« avec de nombreux dialogues apportant du rythme au récit. Il n’y a pas
pléthore de personnages et on repère très vite qui est qui: les bons, les
méchants…. C’est de temps à autre un peu caricatural, dans le sens où il est
possible, pour peu qu’on soit un habitué de ce genre de lecture, voir venir
certaines choses. Mais l’auteur est très habile et on s’en rend à peine compte
tant on est pris dans l’intrigue. Car là réside la force de cet opus, les
événements défilent à une allure folle, pas de temps mort, pas le temps de
s’appesantir sur la psychologie des différents individus ou de se demander
pourquoi certains agissent comme ça et pas autrement.
On s’attache aux pas de Jane, qui veut s’en sortir, lorsqu’elle réalise son
erreur. Une femme droite, battante, une lionne ou une tigresse pour sa fille
qu’elle veut protéger, faire grandir au mieux, en lui gardant un bon équilibre.
Est-ce bon de ne pas dire la vérité pour épargner les autres? Ne finit-elle
pas, un jour, par jaillir en pleine lumière ? Que se passe-t-il dans ce cas ?
Se taire encore ? Déformer ce qui a été vécu, arranger le passé ou l’assumer ?
C’est à ça que va être confrontée Jane. Arrivera un moment où elle ne pourra
plus fuir son passé. Quels seront ses choix ? Affronter ses fantômes ? Fuir
plus loin encore et toujours ?
Elle n’est pas seule, elle a une fille… Que vaut-il mieux pour cette dernière ?
Peut-elle anticiper les réactions de son enfant, limiter les dégâts ?
Une histoire efficace, qui tient le lecteur en haleine jusqu’à la dernière
page. Un très bon moment de lecture !







