"Clifton -Tome 6 : Une panthère pour le colonel" de Turk & De Groot

 

Clifton -Tome 6 : Une panthère pour le colonel
Auteurs : Turk & De Groot
Éditions : Le Lombard (3 Août 2001)
ISBN : 9-8036-1823-0
48 pages

Quatrième de couverture

 Le Sheik Barhey a peur d'un attentat contre son auguste personne et il a demandé à l'Intelligence Service de lui fournir une escorte. Il doit se rendre en Suisse pour vérifier ses tirelires ! Après avoir examiné le dossier de tous les agents, il a décidé que seul le Colonel Clifton serait apte à le protéger. Voilà notre ami obligé de côtoyer ce monde doré où l'argent occupe une place centrale et très convoitée...

Mon avis

Première publication dans les années 80, cet album n’est pas le meilleur de la série.

Les dessins sont comme je les aime, mais le scénario manque de profondeur.

Pourtant, ça part dans tous les sens. Clifton est embauché pour protéger le Sheik Barhey, un gros riche, qui pense que l’argent achète tout. Notre colonel préféré doit collaborer avec une femme, ce n’est pas ce qu’il préfère, on le sait.

Il y a de l’action, des rebondissements mais rien d’extraordinaire.

L’humour british est présent mais pas exceptionnel.

Cela reste plaisant à lire et j’ai souri plusieurs fois.


"Clifton - Tome 9 : Kidnapping" de Turk & De Groot

 

Clifton -Tome 9 : Kidnapping
Auteurs : Turk & De Groot
Éditions : Le Lombard (10 Février 1999)
ISBN : 978-2803614202
48 pages

Quatrième de couverture

Juillet, le mois des grands camps scouts. Notre Héron Mélomane totem d'Harold Wilberforce Clifton a rassemblé sa troupe et ils ont pris la route. Au camp, Clifton distribue les tâches à chacun. Mais les événements se précipitent : Paon, de corvée bois, est enlevé dans la pénombre de la forêt par des gangsters. Avec la rançon, le chef des bandits, un cinglé, projette de compléter sa collection de vases chinois de la dynastie Ming... Dans les troupes scoutes, c'est l'émoi, et le départ d'un jeu de piste pour le moins inhabituel !

Mon avis

Héron mélomane, notre cher détective Clifton est un chef scout investi. Le mois de Juillet est là et il emmène avec lui sa troupe pour camper. Départ en camion, tout le monde est prêt ! Paon, un jeune héritier, arrive en voiture, accompagné de son chauffeur. Ce dernier rappelle à Clifton combien ce garçon est « précieux ». Les recommandations d’usage habituelles : il ne doit rien lui arriver !

Le colonel est au courant, il sera vigilant…. Malgré tout Paon est kidnappé et il devient urgent de le retrouver. Comment faire ? Les scouts sont toujours prêts mais aussi très astucieux. C’est une de leur principale force.

Entre celui qui a été enlevé et ceux qui le recherchent, un jeu de piste et de déductions, se met en place.

Ce n’est pas le meilleur scénario mais ça reste plaisant à lire. Clifton se fait traiter de grand dadais en culottes courtes et il n’est pas content ! Moi, ça m’a fait rire.

L’humour est là mais moins « so british » que d’habitude sauf au début avec la fidèle gouvernante.

Les dessins sont parfaits, les personnages et les décors hauts en couleurs !


"Les griffes du mensonge" de James Patterson et Michael Ledwidge (Now You See Her)

 

Les griffes du mensonge (Now You See Her)
Auteurs : James Patterson et Michael Ledwidge
Traduit de l’américain par Mélanie Carpe
Éditions : Archipel (6 février 2013)
ISBN : 978-2809810028
400 pages

Quatrième de couverture

Nina Bloom est une brillante avocate new-yorkaise qui élève seule sa fille de 16 ans.
Lorsqu'un homme est injustement accusé d'être un tueur en série et risque la condamnation à mort, Nina n'a d'autre choix que de replonger dans un passé auquel elle avait soigneusement tourné le dos...Dix-huit ans auparavant, ivre, elle a percuté un homme avec son véhicule. Le policier qui arrive sur les lieux lui propose de l'aider en la laissant fuir et en faisant disparaître le corps de celui qu'il dit être un dealer. Ce policier, nommé Peter, elle l'épouse. Mais alors qu'elle est enceinte, elle découvre que Peter est un ripou impliqué dans des affaires de drogue et de meurtres. Elle quitte alors Key West sans laisser de traces et change d'identité.
Aujourd'hui, son passé la rattrape. Et Peter, qui a retrouvé sa trace, est bien déterminé à la réduire au silence. Définitivement...


Mon avis


Il y a des livres qui vous prennent dans leurs rets et que vous ne lâchez plus même si vous reconnaissez que le trait est parfois un peu forcé, les situations un peu exagérées …. Mais à regarder certains faits divers, la vie n’est pas toujours « un long fleuve tranquille… »

La vie nous entraîne parfois sur des chemins de traverse que l’on n’avait pas imaginés un seul instant. Jane ne pensait pas, en s’offrant quelques jours de vacances avec ses amis, dont son petit copain, qu’elle resterait sur place et se retrouverait seule. Un concours de circonstances, des enchaînements imprévisibles, des rencontres inattendues et la situation lui échappe. Sa vie prend alors un autre cours, qui lui semble intéressant finalement…

Il n’est jamais simple de parler d’un roman policier, sans trop en dire, tout en donnant envie au futur lecteur de le découvrir si l’on pense qu’il vaut le détour.

James Patterson (et sa traductrice) ont un style fluide, alerte, très « vivant «  avec de nombreux dialogues apportant du rythme au récit. Il n’y a pas pléthore de personnages et on repère très vite qui est qui: les bons, les méchants…. C’est de temps à autre un peu caricatural, dans le sens où il est possible, pour peu qu’on soit un habitué de ce genre de lecture, voir venir certaines choses. Mais l’auteur est très habile et on s’en rend à peine compte tant on est pris dans l’intrigue. Car là réside la force de cet opus, les événements défilent à une allure folle, pas de temps mort, pas le temps de s’appesantir sur la psychologie des différents individus ou de se demander pourquoi certains agissent comme ça et pas autrement.

On s’attache aux pas de Jane, qui veut s’en sortir, lorsqu’elle réalise son erreur. Une femme droite, battante, une lionne ou une tigresse pour sa fille qu’elle veut protéger, faire grandir au mieux, en lui gardant un bon équilibre. Est-ce bon de ne pas dire la vérité pour épargner les autres? Ne finit-elle pas, un jour, par jaillir en pleine lumière ? Que se passe-t-il dans ce cas ?
Se taire encore ? Déformer ce qui a été vécu, arranger le passé ou l’assumer ?

C’est à ça que va être confrontée Jane. Arrivera un moment où elle ne pourra plus fuir son passé. Quels seront ses choix ? Affronter ses fantômes ? Fuir plus loin encore et toujours ?
Elle n’est pas seule, elle a une fille… Que vaut-il mieux pour cette dernière ?
Peut-elle anticiper les réactions de son enfant, limiter les dégâts ?

Une histoire efficace, qui tient le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page. Un très bon moment de lecture !


"Le premier vrai mensonge" de Marina Mander

 

Le premier vrai mensonge
Auteur : Marina Mander
Éditions : Presses de la Cité (22 août 2013)
ISBN : 9 782258 098343
210 pages

Quatrième de couverture

Italie, de nos jours. Agé d’une dizaine d’années, Luca vit seul avec sa mère et son chat Blu. Son père s’est "dissipé dans le brouillard" juste après sa naissance. Un matin, sa mère ne se réveille pas. Affolé à l’idée qu’on puisse l’envoyer dans un orphelinat, le petit garçon décide de taire sa mort et de continuer à mener une vie en apparence normale. Pendant de longs jours, Luca se lève, se lave, donne à manger au chat, va à l’école, fait ses devoirs et prépare ses repas. C’est son premier vrai mensonge. Son histoire est si bien ficelée qu’il finit par se convaincre qu’il n’est pas orphelin. Mais dans l’appartement, le cadavre est bien là pour témoigner de la réalité.

Mon avis

Assise dans mon canapé, de plus en plus recroquevillée, j’ai senti le froid descendre en moi au fur et à mesure que j’accompagnais Luca dans la situation inextricable où il se trouvait.
Impossible de tendre la main à un être de papier et pourtant je le sentais si vivant et si seul sous mes yeux….
C’est lui, ce jeune garçon d’une dizaine d’années qui avec son franc parler d’enfants, ses réflexions profondes exprimées dans un langage simple, va nous toucher, nous émouvoir.

« Peut-être que maman est morte d’un mal de cœur, parce que nous n’avons pas su l’aimer assez, ni moi ni les autres. »


Comme tous les jeunes, il est plein de ressources ; faisant preuve parfois d’un brin d’humour, donnant ainsi un peu de légèreté à un sujet grave

« Le dimanche, les célibataires se lèvent tard parce qu’ils n’ont rien à faire, alors je me tourne de l’autre côté et je me rendors. »


Sa lutte, ses peurs, ses angoisses, ses questions vont devenir les nôtres parce que l’auteur a su avec simplicité et doigté, sans misérabilisme et voyeurisme nous transmettre la détresse de cet enfant.
C’est un roman qui se lit d’une traite, comme si Luca avait glissé sa main dans la nôtre et qu’il nous était interdit de l’abandonner tant qu’il ne sera pas en sécurité…


"Clifton - Tome 10: Passé composé" de Bédu & De Groot

 

Clifton - Tome 10 : Passé composé
Auteurs : Bédu & De Groot
Éditions : Le Lombard (7 Juin 1996)
ISBN : 978-2803605408
48 pages

Quatrième de couverture

Profitant du hasard d'une heureuse rencontre, le journaliste Donald Paperback, de "Clarion", sollicite auprès de Clifton une interview exclusive. Le célèbre détective y évoquera, avec l'humour typiquement british qui le caractérise, sa première enquête, menée à quinze ans au collège, pour retrouver les questions d'examen traîtreusement subtilisées...

Mon avis

Dans cet album, un journaliste interroge Clifton qui revient sur deux enquêtes dont une lorsqu’il avait quinze ans. Cela permet de le voir jeune. Pour la seconde affaire, c’est là qu’il rencontre, pour la première fois, sa future gouvernante et son goulash.

J’aime beaucoup les dessins de Bédu qui reprend les personnages derrière Turk. Le trait est arrondi, doux, les couleurs assez vives.

Les intrigues sont bien travaillées avec des dialogues qui tiennent la route. C’est un ensemble bien équilibré et plaisant à lire.

Dans cette aventure, j’ai trouvé que l’humour anglais était moins net, c’est plus « entre les lignes », même si des scènes, comme celles où Clifton se bat et se fait tancer comme un gamin, sont un régal.


"Clifton -Tome 11: La mémoire brisée" de Bernard Bédu et Bob de Groot

 

Clifton – Tome 11 : La mémoire brisée
Auteurs : Bernard Bédu & Bob de Groot
Éditions : Le Lombard (7 Juin 1996)
ISBN : 978-2803606122
50 pages

Quatrième de couverture

Au volant de sa MG, Clifton a heurté un piéton et le choc a rendu ce dernier amnésique. Depuis, le Colonel s'active à recoller les morceaux de cette mémoire brisée...

Mon avis

C’est toujours un plaisir de retrouver le colonel Clifton (à petites doses), son humour, son amour des chats, ses relations avec sa gouvernante.

Cette fois-ci, il va acheter de quoi nourrir ses félins et ressort très énervé du commerce car les prix sont hauts. Il démarre brusquement et dans sa rage, renverse un homme qui perd connaissance.

Après quelques jours à l’hôpital, il le recueille chez lui mais le blessé est amnésique… Qui est-il ? Que faisait-il dans le quartier ?

Un scénario bien ficelé malgré une fin un peu rapide à mon goût ! Les dessins sont toujours bien faits, colorés et en lien avec l’histoire.

Une lecture plaisante !


"Clifton - Tome 15: Mortelle saison" de Bédu

 

Clifton - Tome 15 : Mortelle saison
Auteur : Bédu
Éditions : Le Lombard (7 Juin 1996)
ISBN : 978-2803610051
48 pages

Quatrième de couverture

Quatre assassinats en quatre jours ! C'est la "Mortelle saison" pour les anciens agents des Services Secrets britanniques. Clifton a reçu carte blanche pour résoudre ce mystère...

Mon avis

Les services secrets vont mal, quatre morts en quatre jours, ça fait beaucoup !

Aucune revendication, aucune trace du ou des coupables. Et si Clifton était le prochain sur la liste ? Le bureau lui propose de mener l’enquête. D’abord réticent, comme il se doit, il se décide quand il découvre qu’il peut faire équipe avec une belle femme, Sarah Stone.

Évidemment, ça change toute l’approche, enfin pour lui… Il adore faire le « joli cœur » et se pavaner au bras d’une belle blonde ou d’une belle brune (ici brune).

Les voilà tous les deux en train de mener des investigations, d’une part pour comprendre, d’autre part pour arrêter l’hécatombe.

L’intrigue n’est pas une des plus travaillées mais les dessins sont agréables à regarder. L’humour, même un peu répétitif est toujours présent !