Northanger Abbey (Northanger Abbey)
Auteur : Jane Austen
Traduit de l’anglais par Josette Salesse-Lavergne
Éditions : 10 / 18 (12 Avril 1996)
ISBN : 978-2264023803
285 pages
Quatrième de couverture
Par sa gaucherie, ses rêveries naïves et son engouement pour
les vieux châteaux, Catherine Morland semble loin des modèles de vertu.
Mon avis
Ce roman, écrit en 1797-1798, terminé en 1803, a été édité,
la première fois, en 1818.
J’ai essayé de ne jamais perdre de vue ces dates pendant ma lecture.
Pourquoi ? Pour plusieurs raisons.
La première, pour mieux appréhender l’écriture (merci à la
traductrice), accepter le vocabulaire, les vieilles tournures de phrases, le
style qui est désuet, mais forcément en lien avec l’époque de rédaction de cette
histoire.
La deuxième, pour comprendre la place de la femme dans la société dans ces
années là afin d’avoir des indications sur les comportements, les attitudes des
uns et des autres.
La troisième, pour ne pas être « braquée » dès le départ, en pensant
que lire un classique, c’est barbant alors qu’on en retire toujours quelque
chose.
Catherine Morland a dix-sept ans, elle est issue d’une
grande famille et elle est « presque jolie ». Elle lit et confond un
peu la réalité avec ce qu’elle aperçoit dans les romans (surtout gothiques qui
ont sa préférence), elle se prend pour une héroïne… Elle se laisse parfois influencer par ce qu’elle
lit e, ça déforme sa vision et elle a des réactions pas toujours appropriées.
Invitée par des voisins de ses parents pour quelques
semaines à Bath, dans une ville thermale, elle fait des rencontres, se lie d’amitié
et découvre ce que peut être la vie. Ce séjour peut s’assimiler à un passage à
l’âge adulte. Elle commence à cerner les personnalités, les caractères, les
relations humaines et leurs ramifications. Cette jeune fille naïve grandit sous
nos yeux, elle devient plus mature.
L’air de rien, ce texte aborde de nombreuses thématiques :
la place de l’argent, la jalousie, l’hypocrise, l’envie, la manipulation, etc
C’est une lecture que j’ai appréciée car elle m’a fait
découvrir un côté différent de Jane Austen. Un ton moqueur, parfois ironique qu’elle
n’utilise pas très souvent.






