"Talk Talk" de T. C. Boyle (Talk Talk)

 

Talk Talk (Talk Talk)
Auteur : T. C. Boyle
Traduit de l’anglais par Bernard Turle
Éditions : Grasset (5 Septembre 2007)
ISBN : 978-2246702719
450 pages

Quatrième de couverture

Chacun d’entre nous est sommé, tous les jours et à tout propos, de décliner son identité. Et comment prouver sa bonne foi, quand personne ne vous croit, quand personne ne comprend ce que vous dites et quand tout le monde vous prend pour un redoutable escroc recherché aux quatre coins de l’Amérique ? Tel est le cauchemar dans lequel est plongée Dana, victime d’un crime aussi violent que sournois : le vol d’identité.

Mon avis

Prouver son identité, c’est facile lorsqu’on a ses papiers et que l’on peut dialoguer avec la personne qui nous interroge, n’est-ce pas ?

Dana est une jeune femme qui vit en couple, enseignante auprès d’élèves malentendants car elle-même est sourde. Un jour, elle fait une erreur de conduite et la police l’interpelle. Le cauchemar commence. Elle n’entend pas les demandes des hommes qui l’ont arrêtée. Ils s’imaginent qu’elle veut se rebeller…. Il faudra attendre longuement avant de pouvoir être comprise. Quant à avoir un ou une interprète…. Ce n’est pas immédiat.

Une fois la communication établie, Dana apprend qu’elle est recherchée pour de nombreux délits. Elle comprend alors que quelqu’un a volé son identité. Elle peut rentrer chez elle mais avec son compagnon, ils réalisent que c’est à eux d’agir car les enquêteurs sont débordés.

Une course poursuite à travers le pays commence avec toutes les difficultés qu’ils peuvent rencontrer.

J’ai lu ce roman car Dana est sourde et je voulais voir comment serait abordé ce handicap. Dana ne se sent pas différente, comme beaucoup de personnes sourdes, elle considère qu’elle appartient à une communauté. Est-ce que c’est l’attitude de ceux qu’elle rencontre qui la met à part ?

L’intrigue en elle-même est moins intéressante car elle aurait pu être plus courte ou plus longue (en rajoutant des obstacles). Ce n’est pas captivant.

Par contre, je reconnais que l’auteur a bien « étudié » et réfléchi sur la condition des sourds et que son propos est bien pensé.

L’écriture ne m’a pas paru fluide, est-ce dû à la traduction ? L’idée de départ est bonne mais ce récit manque de profondeur, dommage.


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