"Un dernier verre en Atlantide" de Jérôme Leroy


Un dernier verre en Atlantide
 Auteur : Jérôme Leroy
 Editions : La Table Ronde (11 Février 2010)
ISBN : 9782710331353
128 pages

Quatrième de couverture : il n’y en a pas


Mon avis

D’abord quelques mots sur l’auteur : c’est un écrivain français né en 1964. Il a été professeur de français avant de se consacrer à la littérature : romans, nouvelles, poèmes. Son thème de prédilection est le monde futur qui se détruit à cause de la société de consommation mal gérée.

Un livre de poésies ne s’ouvre pas, pour moi, comme un roman. Un roman, je lis la fin, le début, je « butine » pour avoir la trame et après je lis tranquille.
Un recueil de poèmes entraîne une approche différente.
D’abord, le feuilleter pour le plaisir des yeux, regarder comment se présentent les textes (longs, courts, longueur des phrases, allure générale…)
Ensuite, jeter un œil par ci, par là, aux titres et voir si l’un d’eux accroche (c’est la que celui intitulé « Anaphore » m’a attirée… (La phrase « je veux écrire » suivie de quelques compléments et répétée à l’envi …Pour finir sur: Je. Veux. Ecrire.)
Après, lire quatre ou cinq poèmes qui se « détachent »…
Enfin, lire le recueil et laisser les mots, les émotions « monter en nous ».

Pour que la poésie soit « poésie », il faut qu’elle me «parle au cœur », que je me sente émue, concernée, voire bouleversée…
Les poèmes de Jérôme Leroy sont parfois des textes, il leur a donné la forme de poème en allant à la ligne pour chaque phrase et en ne mettant pas de ponctuation. Cela donne du rythme mais pas vraiment « un rythme poétique » (pas de pieds, pas de rimes…).
Certains poèmes tiennent quatre lignes, d’autres plusieurs pages….
Il y a d’autres poèmes, plus construits de façon « habituelle » avec des phrases courtes, rythmées et peu de verbes, cela ressemble plus à la poésie « classique »

Dans cet opuscule, beaucoup de poèmes font référence à l’Atlantide et indirectement à ce qui a été, pourrait encore être si… Parfois, les mots sont pessimistes, vibrants de révolte contenue ou non, cherchant à choquer…Des références à un passé dont on peut se demander s’il est autobiographique ou non (par exemple une rencontre avec Catherine Spaak en 63, alors qu’il est né en 1964, donc impossible…), un passé avec des excès (alcool….), des rencontres, des passions …Passé qui conditionne le présent ? Le futur ?

Maintenant, il faut conclure…Ai-je aimé ou pas ce que j’ai lu ?
Les éléments de réponse sont les suivants : ai-je envie de relire certains poèmes ? OUI
Ces textes m’ont ‘ils parlé au cœur ? OUI
Ai-je le souhait de découvrir d’autres titres de cet auteur ? OUI
Globalement, mon impression est bonne, je suis très heureuse d’avoir pu découvrir Jérôme Leroy qui, par certains aspects de son écriture, ressemble à Verlaine, le torturé, écartelé entre ses envies profondes et ce que lui dicte « la bonne conduite ».
La poésie n’est pas un exercice facile, on écrit pour soi mais aussi pour être lu…


PS : Je rappelle que l’Atlantide est peut être une île qui aurait été engloutie dans la Pré Antiquité et que Platon aurait mentionnée dans ses écrits… mais personne ne sait vraiment s’il s’agit d’un mythe ou d’une réalité… Certains pensent que c’est une allégorie écrite par Platon pour donner une leçon de civisme et de bonne conduite à ses concitoyens…
Jérôme Leroy a-t-il choisi d’y boire un dernier verre parce qu’il pense que « tout fout le camp » ?

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