"Concerto à la mémoire d'un ange" d'Eric-Emmanuel Schmitt

 

Concerto à la mémoire d'un ange
Auteur: Eric-Emmanuel Schmitt
Éditions: Albin Michel (3 Mars 2010)
ISBN : 978-2226195913
230 pages

Quatrième de couverture:

Quel rapport entre une femme qui empoisonne ses maris successifs et un président de la République amoureux ? Quel lien entre un simple marin honnête et un escroc international vendant des bondieuseries usinées en Chine ? Par quel miracle, une image de sainte Rita, patronne des causes désespérées, devient-elle le guide mystérieux de leurs existences ? Tous ces héros ont eu la possibilité de se racheter, de préférer la lumière à l'ombre. A chacun, un jour, la rédemption a été offerte. Certains l'ont reçue, d'autres l'ont refusée, quelques uns ne se sont aperçus de rien. Quatre histoires liées entre elles. Quatre histoires qui traversent l'ordinaire et l'extraordinaire de toute vie. Quatre histoires qui creusent cette question : sommes-nous libres ou subissons-nous un destin ? Pouvons-nous changer ? Concerto à la mémoire d'un ange est suivi du Journal tenu par Eric-Emmanuel Schmitt durant l'écriture.

Biographie de l'auteur:
Dramaturge, essayiste, romancier, scénariste à succès, Eric-Emmanuel Schmitt est l'un des auteurs les plus célèbres en France et dans le monde (traduit dans 42 pays).

Mon avis:

Eric-Emmanuel a eu l'excellente idée de nous surprendre pour ses premiers livres...
Pour moi, ce n'est plus le cas...

Ce recueil de quatre nouvelles m'a malheureusement paru terriblement fade.
Quatre histoires aux ficelles un peu grosses, reliées par un projet commun (comme il l'explique lui-même dans son "journal d'écriture"). Le thème de la rédemption, de la liberté de chacun, de l'influence que nos actes peuvent avoir sur notre vie...
L'idée est séduisante, l'écriture l'est moins.

De la première nouvelle, je ne retiendrai que ces mots: "le sacrifice est la mesure de tout amour"...
La deuxième, et la meilleure à mon sens, part d'une situation ordinaire pour nous entraîner dans une réflexion assez profonde sur les liens familiaux, notre façon de montrer l'amour qu'on ressent pour les siens et comment, parfois, bousculés par un événement, les valeurs essentielles nous sautent aux yeux alors qu'on les avait oubliées...Une phrase à retenir? "Ouvrir la Bible, ce n'est pas lire, c'est réfléchir".
Pour la troisième, rien ne m'a semblé exceptionnel, ça "coule" de clichés et de bons sentiments...
Pour la quatrième nouvelle, j'ai recopié deux phrases: "Il en est des destins comme des livres sacrés: c'est la lecture qui leur donne un sens"; "Le livre clos reste muet; il ne parlera que lorsqu'il sera ouvert; et la langue qu'il emploiera sera celle de celui qui s'y penche, teintée par ses attentes, ses désirs, ses aspirations, ses obsessions, ses violences, ses troubles."

Ces quatre nouvelles sont suivies du "Journal d'écriture" écrit par l'auteur et accompagnant la naissance et la création de ce roman.
Oserai-je écrire que j'ai préféré ce journal aux quatre nouvelles?
J'ai apprécié de voir le cheminement et les réflexions de l'écrivain. Comment les personnages s'imposent à lui. De quelle façon l'écriture peut l'isoler, comment les événements peuvent influencer ses choix d'écriture etc...

Globalement, ce livre m'a déçue ... lu très vite, pas très "consistant" et rien qui tient en haleine.
Heureusement le "Journal d'écriture" était là....


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