"Inspecteur Lynley -Tome 22: Une si lente agonie" d'Elizabeth George

 

Une si lente agonie (A Slowly Dying Cause)
Auteur : Elizabeth George
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Nathalie Serval
Éditions : Presses de la Cité (2 Octobre 2025)
ISBN :  978-2258211063
512 pages

Quatrième de couverture

La découverte du corps de Michael Lobb, sauvagement assassiné, fait voler en éclats la paix de Trevellas. Dans ce hameau reculé de Cornouailles, les soupçons de l'inspectrice Beatrice Hannaford se portent sur une compagnie minière désireuse d'acquérir les terres de Lobb. Mais quand on découvre que, contrairement à Michael, son frère désirait vendre, et que la jeune veuve est volage, l'affaire se complexifie. Lorsque le frère de Dairdre, l'ancienne compagne de Lynley, est mis en détention provisoire, Barbara Havers, venue se mettre au vert après un épisode difficile, décide de leur prêter main-forte pour tenter de tirer le jeune homme de ce mauvais pas.

Mon avis

J’aime beaucoup les enquêteurs Barbara Havers (l’électron libre) et Thomas Lynley (l’aristocrate), ils forment une équipe atypique et sont efficaces lorsqu’ils travaillent en binôme. Lui, il essaie de la protéger car elle est fantasque, impulsive, mal fagotée (ce qui déplaît à ses supérieurs), parfois borderline. Elle, elle l’aime bien, elle sait qu’il a souffert, que certaines choses sont difficiles à vivre pour lui. Et, malgré sa maladresse, elle est toujours là pour lui.

Dans ce dernier roman, ils n’interviennent pas dès le début du récit et j’avoue que j’attendais avec impatience leur « arrivée ». Je suis contente de suivre leur évolution, de voir ce qu’ils deviennent au fil des tomes.

En Cornouailles, Michael Lobb a laissé sa femme et ses enfants pour une nouvelle épouse bien plus jeune que lui. Il travaille l’étain et se fait aider de deux hommes. Sa compagne donne des cours de danse. Mais leur terrain, comme d’autres dans le coin, attise les convoitises. Une compagnie minière fait des propositions et lorsque Michael Lobb est retrouvé assassiné, la question est posée : « À qui profite le crime ? »

À la veuve, aux enfants du mort, à son frère, etc ? C’est l'inspectrice Beatrice Hannaford qui mène les investigations et un des hommes soupçonnés et le frère de Dairdre, qui a été en couple avec Thomas. Elle demande de l’aide à Barbara pour sortir son frangin des griffes de la police. Un concours de circonstances amènera sur les lieux, Thomas et Barbara et, chacun à leur niveau, ils vont faire des recherches.

Cette histoire est très dense, il se passe plein de choses et il ne faut pas perdre le fil car ça se joue sur plusieurs niveaux. Au début, on « navigue » entre Londres et un coin de Cornouailles, l’auteur a installé les différents contextes, les protagonistes (et leur quotidien) tout en « lançant » cette nouvelle aventure. On a également accès à un journal intime, ce qui nous permet de cerner d’autres événements.

L’écriture (merci à Nathalie Serval, la traductrice) est complète, sans pour autant nous noyer sous les détails inutiles mais tout est important. J’ai trouvé ce roman très bien construit. Les rebondissements maintiennent le suspense. De nombreux thèmes sont abordés, d’une façon intelligente. Tout est bien dosé. La plupart des individus ont « des casseroles », des fragilités mais c’est ce qui les rend terriblement humains.

Elizabeth George met plus longtemps qu’avant pour écrire un nouveau titre, mais elle fait un travail remarquable tant dans les recherches (ici sur l’aspect minier), que dans l’approche psychologique de chaque être qu’elle évoque. Je la trouve très douée car c’est bien construit, intéressant et intense au niveau lecture.


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