Frankie Elkin - Tome 1 : L’été
d’avant (Before She Disappeared)
Auteur : Lisa Gardner
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Cécile Deniard
Éditions : Albin Michel (3 Janvier 2024)
ISBN : 978-2226465368
454 pages
Quatrième de couverture
Frankie, la quarantaine, ancienne alcoolique, est un loup
solitaire. Lorsqu'elle apprend qu'une adolescente haïtienne a disparu de
Mattapan, quartier chaud de Boston, elle se jure de tout mettre en œuvre pour
la retrouver, quitte à risquer sa peau.
Mon avis
C’est dans ce roman que le lecteur fait connaissance de Frankie
Elkin. Elle a la quarantaine, alcoolique repentie (mais souvent tentée), pas d’attaches,
pas de domicile fixe, elle va au gré de ses recherches. Son but ?
Retrouver des personnes disparues. Celles pour qui la police a abandonné les
investigations faute d’indices ou d’informations.
Pour cette première enquête, elle recherche Angelique, une
adolescente qui a disparu dans un quartier mal réputé de Boston, où vivent
beaucoup d’Haïtiens. Elle y est installée depuis quelques années avec son frère
plus jeune et sa tante. Un soir, après les cours au lycée, elle n’est pas
rentrée, son téléphone et son sac ont été récupérés mais rien d’autre…
Frankie s’installe sur place, un petit boulot, un logement
de fonction. Et sur son temps libre, elle questionne, elle fouille, elle
observe, elle capte les non-dits, interprète les regards et les silences.
Sa blancheur et ses interrogations dérangent les habitants,
personne ne souhaite lui parler, lui transmettre des informations mais elle ne
lâche pas. Elle arrive à parler un peu à la police, au petit frère, aux
copines.
Cette jeune fille a-t-elle choisi de disparaître ou a-t-elle
été enlevée ? Quelle que soit la réponse, qu’est-ce qui a pu motiver une
telle situation ? Frankie analyse, creuse, insiste, montre parfois ce qu’elle
a déjà compris et après elle fait des déductions. Elle essaie de mettre en
place des accords (donnant / donnant), pour échanger des « tuyaux »
qui l’aideront à avancer. On découvre la précarité des gens du coin, les
difficultés pour se faire une place.
L’écriture est fluide (merci à la traductrice), prenante. Le
rythme est soutenu, la « détective » non officielle est attachante, avec
ses forces et ses faiblesses. Régulièrement, elle est hantée par de vieux
démons, ce qu’elle a vécu qui la ronge, ce qu’elle a raté, ce qu’elle veut
réussir.
J’ai beaucoup apprécié cette lecture !
Et j’ai noté cette phrase :
« J’adore son visage ridé ; c’est celui d’un
homme qui sait ce que c’est le chagrin, mais aussi l’espérance. »
Frankie est comme cet homme, elle a souffert, elle connaît le chagrin mais elle cultive l’espérance pour résoudre des affaires tombées dans l’oubli.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire