"Ils n’ont rien vu" d'Andrea Mara (No One Saw a Thing)

 

Ils n’ont rien vu (No One Saw a Thing)
Auteur : Andrea Mara
Traduit de l’anglais (Irlandais) par Anna Durand
Éditions : Mera (15 octobre 2024)
ISBN : 978-2487149137
390 pages

Quatrième de couverture

Imaginez : vous êtes sur le quai du métro londonien, à l’heure de pointe. Vos petites filles sont devant vous et montent dans le wagon qui vient d’arriver. Mais alors que vous tentez de les rejoindre en traversant la foule, les portes se referment. Le métro s’éloigne, vous laissant seule sur le quai. Vous atteignez l’arrêt suivant, persuadée que vos enfants ont été prises en charge par la sécurité. Quand vous arrivez, on ne vous rend pas vos deux filles, mais seulement votre cadette : celle de deux ans, à peine capable de parler. Votre fille aînée s’est-elle perdue ?? A-t-elle été enlevée par un inconnu ?? Le coupable est-il plus proche de vous que vous ne l’imaginez ??

Mon avis

Aaron vit avec son épouse, Sive et leurs trois enfants en Irlande, à Dublin. Il est avocat, elle est journaliste. Lorsqu’il était plus jeune, il vivait à Londres, en colocation.

Ce week-end-là, ils se rendent, en famille, à Londres pour passer du temps avec les anciens colocataires. Sive est venue mais elle connaît mal les « codes » de ce groupe. Ils ont toujours l’air en compétition, comme si chacun devait prouver qu’il est le meilleur. En plus, avec les trois bambins, ce n’est pas simple pour elle. Mais elle est là, presque prête à devenir amie avec les femmes de la bande.

Alors qu’elle doit prendre le métro avec ses filles et son bébé, un drame survient. Les deux sœurs montent dans le wagon et les portes se referment, elle n’a pas eu le temps de les rejoindre ! Elle alerte le personnel et pense retrouver Faye (6 ans) et Béa (2 ans) à l’arrêt suivant. Sauf que seule Béa est présente. Son aînée a disparu, et personne ne semble avoir remarqué quoi que ce soit.

C’est l’horreur ! S’est-elle égarée, a-t-elle été kidnappée ? Que s’est-il réellement passé ? Les images des caméras de surveillance seront-elles exploitables ? Commencent des heures, des jours d’attente pour les parents de Faye.

Avec d’habiles retours en arrière, l’auteur nous éclaire sur le passé (sur quelques jours ou plus loin). On cerne les relations entre les copains et rapidement, on comprend que les non-dits, et peut-être même les mensonges, sont assez nombreux. Qu’entre ce qui est raconté et ce qui a été vécu, il y a parfois un gouffre …

Le début du roman m’a paru long, je sais qu’il fallait le temps d’installer le contexte (avant et après), les lieux, les personnages etc… mais il me manquait ce petit quelque chose qui fait qu’on a envie, en permanence, de tourner les pages.

Ensuite, tout s’est accéléré, suspense, fausses pistes, intervention des uns et des autres, tout pouvait être vrai ou faux en permanence et je voulais connaître la vérité.

L’écriture est fluide (merci à la traductrice), ça se lit facilement. Il y a bien de temps en temps, des mots en trop ou en moins mais ça ne m’a pas gênée.

L’auteur maîtrise son récit, elle sait où elle veut nous emmener et elle y arrive !

C’est une lecture plaisante que je ne regrette pas.

NB : un plan du métro et une liste des principaux personnages dans les premières pages, excellente idée !


"De pierre et d'os" de Jean-Paul Krassinky

 

De pierre et d’os
Auteur : Jean-Paul Krassinsky (textes et aquarelles)
Éditions : Dupuis / Collection : Aire Libre (11 Avril 2025)
ISBN : 979-1034767069
212 pages

Quatrième de couverture

Lors d'une nuit de tempête, Uqsuralik, une jeune Inuk, est séparée des siens. Isolée sur une banquise hostile, elle tente de survive en compagnie de ses chiens.
Elle est heureusement recueillie par une famille et intègre leur campement d'hiver. Si ses talents de chasseuse lui permettent d'être rapidement valorisée au sein du groupe, les agissements du patriarche la contraignent à s'éloigner et fuir cet homme dangereux. Elle retrouve alors la famille de son oncle. Entourée de bienveillance, elle va essayer de soigner son corps et son âme des traumatismes de son passé.

Mon avis

Adapté du roman éponyme de Bérengère Cournut (que je n’ai pas lu, paru en 2019), ce roman graphique est splendide. Les illustrations sont des aquarelles représentant des inuits et leur environnement : la banquise, une nature régulièrement hostile où il faut trouver de quoi s’abriter, se nourrir …

L’auteur a travaillé pendant quatre ans dont trois uniquement sur les dessins pour réaliser cet album. Ne pas surcharger les phylactères mais respecter l’essentiel du texte n’a pas dû être facile. Pourtant on ressent bien toutes les étapes de la vie et toutes les émotions d’Uqsuralik, une jeune Inuk, qui a été séparée de sa famille par un incident météorologique.

Les paysages et les éléments naturels tiennent une grande place mais le surnaturel également. Certaines doubles pages sont consacrées à des chants et j’ai beaucoup aimé celui du vent et de l’orage.

Les vignettes ne sont pas régulières, elles s’étirent et s’étalent plus ou moins selon l’importance de ce qu’elles transmettent : la violence, la douceur ou la « communion » du moment.

Les inuits ont tendance à tous s’habiller de façon identique mais on repère les personnages avec quelques traits caractéristiques même quand ils vieillissent. J’ai lu que Krassinsky a choisi de mettre des gros sourcils à Uqsuralik pour qu’on la reconnaisse à tous les âges (on la suit sur plusieurs années).

Ce n’est pas une histoire facile, les conditions de vie sont terribles et Uqsuralik, au gré de ses pérégrinations, n’est pas forcément accueillie avec mansuétude (elle est vue comme une bouche de plus à nourrir). Les relations humaines sont rustiques le plus souvent mais j’ai beaucoup aimé la complicité établie avec la vieille femme, Sauniq.

Cette lecture bouleverse parce que, souvent, quand on imagine la vie des inuits, on ne voit que les aspects positifs, sans penser à la rudesse des journées et des rapports humains. Pour la beauté des « tableaux » et l’émotion qui s’en dégage, c’est une magnifique découverte.



Le convoi de l’eau de Akira Yoshimura (水の葬列)

 

Le convoi de l’eau (水の葬列)
Auteur : Akira Yoshimura
Traduit du japonais par Yutaka Makino
Éditions : Actes Sud (19 Janvier 2009)
ISBN : 978-2-330-02812-1
180 pages

Quatrième de couverture

Un homme étrange s'est engagé au sein d'une équipe chargée de construire un barrage en haute montagne. Perdu dans la brume, tout au fond d'une vallée mal connue et difficilement accessible, se révèlent les contours d'un hameau. Les travaux ne sont pas remis en question par cette découverte : le village sera englouti sous les eaux.
Au cours du terrible chantier, alors que la dynamite éventre la montagne et ébranle les maisons, le destin du narrateur entre en résonance avec celui de la petite communauté condamnée à l'exil. A la veille du départ qui leur est imposé, il observe les premières silhouettes alignées sur le sentier escarpé. Elles sont innombrables et portent sur leur dos un singulier fardeau.
Des images de toute beauté, inoubliables.

Mon avis

Un tout petit livre, dans ce format si agréable de chez Actes Sud et à la couverture superbe : une photographie qui ressemble à un tableau …

D’entrée, j’ai été surprise par le « nous ». Le narrateur s’efface derrière ce pronom et utilise peu le « je ». Il dit d’ailleurs qu’il est venu sur ce chantier du barrage pour « guérir » après une période d’incarcération. « Le hameau qui avait bien voulu soigner ma blessure était en train de disparaître de cette vallée »

Petit à petit, au long du livre, il se «détachera » du groupe, se remettra à exister par lui-même et emploiera à nouveau le « je » jusqu’à l’utiliser couramment
On retrouve bien là, l’attitude des détenus, qui ont des difficultés à garder une identité propre car le rythme est imposé au groupe, par le groupe.

Le chantier d’un barrage n’est pas un chantier ordinaire, c’est un endroit à hauts risques où « La mort est une réalité prise en compte dès le début. »
On y vit tous ensemble, loin de sa famille, loin de la ville.

À côté du chantier un village, l’observation réciproque est finement écrite ainsi que les relations entre les deux entités.

L’eau, le vert, les os, la mort sont très présents mais jamais d’une façon lourde.

L’écriture est très asiatique, légère, poétique. Je la comparerai à une dentelle créée petit à petit, à points comptés sans se presser.

L’eau monte, inexorablement, mais pas l’angoisse … Comme souvent dans les contrées asiatiques, les hommes acceptent la vie, la mort avec « philosophie » continuant leur route …

Notre narrateur s’est réconcilié avec lui-même mais il ne nous laissera jamais entrevoir que ce qu’il a décidé de partager. Le reste, même son nom, nous ne le saurons pas et je l’imagine en train de continuer sa route, se retournant vers moi, un sourire (à peine esquissé) énigmatique aux lèvres …

 


"La jeune fille et la mer" de David Vann (The Sea Maiden)

 

La jeune fille et la mer (The Sea Maiden)
Auteur : David Vann
Traduit de l’américain par Laura Derajinski
Éditions : Gallmeister (5 Novembre 2025)
ISBN : ‎ 978-2351783603
288 pages

Quatrième de couverture

À vingt et un ans, Aica est prête à tout pour échapper à sa vie misérable et quitter la petite île des Philippines où elle a grandi. Quand débarque Bob, un Américain quinquagénaire qui vit sur son voilier, Aica décide de partir avec lui. Mais si Bob se présente comme un célibataire naïf et débonnaire en quête de compagnie, tout le monde sait bien qu’aux Philippines les riches étrangers entre deux âges ne cherchent qu’une chose auprès des jeunes fi lles locales. Naviguant entre espoir et cynisme, Aica veut malgré tout tenter sa chance et rejoint Bob sur son bateau.

Mon avis

David Vann est un auteur dont on dit qu’il est torturé. Ses obsessions nourrissent ses romans et je rajouterai qu’il vaut mieux s’abstenir de le lire si on n’a pas le moral …

Dans « La jeune fille et la mer », il aborde le thème du tourisme sexuel. Pourquoi certaines femmes en arrivent-elles à de telles extrémités ?

Aica a vingt et un ans, elle habite sur une petite île des Philippines et vit avec sa famille dans des conditions précaires. Elle veut partir, rencontrer un riche étranger afin d’avoir un meilleur quotidien. Elle est bien consciente qu’il sera nécessaire d’utiliser son corps, sa seule arme pour séduire….

Elle ne rêve pas que pour elle. Elle rêve également pour sa famille, ils ont besoin d’un frigo, d’un bateau, d’améliorer leur habitat … Elle ne peut pas dater ce rêve mais elle a le sentiment que, depuis toujours, il est au fond d’elle et qu’elle ne pense qu’à ça, tout le temps.

Alors, quand Bob et son voilier apparaissent, elle est en effervescence, la voilà l’occasion qu’elle attend. Bien sûr, il est un peu âgé mais elle le sent, c’est le bon moment pour elle. Et lui, avide de chair fraîche ne met pas longtemps à se décider… Est-ce le bon choix pour Aica ? En a-t-elle d’autres ? Est-ce mieux d’essayer, et tant pis pour les risques, pour ne pas avoir de regrets ?

L’embarcation est bien aménagée mais c’est petit et l’espace autour c’est la mer… Difficile de s’isoler, d’être seul-e un moment pour se reprendre et respirer …. Ce qui rapproche Aica et Bob ? Le sexe et j’écris « le sexe » pas « l’amour » …

Est-ce qu’on peut bâtir une relation durable en se basant uniquement sur ça ? Pas besoin de réfléchir longtemps pour savoir que ça va être compliqué … Que vont-ils faire ?

Avec son écriture sombre (merci à la traductrice), l’auteur nous plonge dans un récit noir, terrible, qui fait froid dans le dos. Pas d’optimisme, les événements graves s’enchaînent …. Aica passe de la naïveté à une certaine forme de ruse pour essayer d’obtenir la liberté. Elle a appris bien vite …

Ce titre m’a moyennement plu. J’ai trouvé les invraisemblances un peu trop grosses et, même pour parler de tourisme sexuel, toutes les scènes intimes ne sont pas nécessaires. J’aurais souhaité que soit plus creusé le côté psychologique des personnages. On passe parfois rapidement d’une situation à une autre et ce n’est pas très réaliste. Dommage.

Malgré ces « bémols », je reconnais que l’auteur sait installer une tension dans le texte, ça noue le ventre, on cherche une lueur d’espoir, en se disant que si Aica prend la bonne décision, il y aura du mieux …

Davi Vann habite maintenant aux Philippines, j’espère que ce qu’il présente n’est pas une généralité là-bas ….

"Viral" de Kathy Reichs (Virals)

 

Viral (Virals)
Auteur : Kathy Reichs
Traduit de par Marie-France Girod
Éditions Oh ! Editions (18 Novembre 2010)
ISBN : 978-2361070106
410 pages

Quatrième de couverture

A 14 ans, Victoria Brennan, nièce de la célèbre anthropologue judiciaire Temperance Brennan, vit avec son scientifique de père sur une île isolée au large de Charleston, sur la côte de Caroline du Sud. Quand elle n'est pas à Charleston pour suivre les cours du collège huppé qu'elle déteste, Victoria, dite Tory, est livrée à elle-même et à ses passions : la science, la mer, sa bande de trois copains, et surtout... les chiens-loups. Car près du centre de recherches où travaille son père, une petite meute de chiens-loups vit en liberté depuis toujours. Tory est la seule à pouvoir les approcher. Elle est donc la seule à se rendre compte que le plus jeune de la meute, Cooper, a disparu. C'est en le cherchant qu'elle trouve une plaque d'identification militaire datant de la guerre du Vietnam, près d'un tas d'os. Tory n'est pas la nièce de Temperance Brennan pour rien : elle sait que ces restes sont humains. Et pourtant, à son retour avec la police, il n'y a plus rien... Un thriller haletant qui enthousiasmera tous les fans de BONES. À lire de 13 à 99 ans et au-delà...

Mon avis

«À lire de 13 à 99 ans et au-delà … » est il écrit en quatrième de couverture.
À lire un jour de pluie, pendant les vacances …
A lire pour se détendre sans chercher plus loin qu’un bon moment …

Le prologue et l’épilogue entourent quatre parties rythmées par les recherches d’un groupe d’adolescents entêtés et dynamiques …

Du mystère, un peu de surnaturel, des bons, des méchants, un méchant pas si méchant qu’il en a l’air, de l’amitié, des dialogues trépidants, des actions qui s’enchaînent, parfois des ficelles un peu grosses mais globalement un livre agréable.

Une lecture à la portée de tous, pas d’étude psychologique approfondie des personnages, pas de détails très poussés sur l’intrigue elle-même mais inutile de bouder son plaisir, on avance vite dans cette lecture et on a envie de comprendre le « pourquoi du comment »….

Je ne connais pas « Bones » la série télévisée évoquée mais je reconnais que ce roman, très visuel dans l’action et très « parlant » pourrait être facilement adapté pour le petit écran.

L’écriture est simple, familière, à l’image des jeunes héros que nous côtoyons, facile à aborder. Les différents personnages sont bien définis, la trame « se suit" bien, tout est donc réuni pour qu’en compagnie de ce roman, on ne voit pas le temps passer


"Trilogie de l'éveil -Tome 1 : Wake" de Robert J. Sawyer (Wake)

 

Trilogie de l'éveil -Tome 1 : Wake (Wake)
Auteur : Robert J. Sawyer
Traduit de l’anglais (Canada) par Patrick Dusoulier
Éditions : Gallmeister (5 Février 2025)
ISBN : 978-2404080475
466 pages

Quatrième de couverture

La jeune Caitlin Decter est un petit génie des mathématiques. Aveugle de naissance, elle bénéficie d’un programme révolutionnaire qui doit lui permettre de découvrir ce monde et voir enfin le visage de sa mère. Lorsqu’on lui greffe un implant oculaire et que la lumière se fait enfin, ce sont les paysages du web qui explosent dans sa conscience, en une débauche de formes et de couleurs. Avide de découverte, elle se met à explorer cet univers étrange.

Mon avis

Wake est le premier livre de la trilogie de l’éveil, parue en 2009 sous le nom WWW.

Le récit se déroule en 2012. Caitlin Decter, 15 ans, est aveugle de naissance. Son père est un scientifique, un peu fermé sur lui-même qui communique sans chaleur avec sa fille. Sa mère s’est beaucoup occupée d’elle et a mis sa carrière entre parenthèses. Ils viennent de déménager à Waterloo, en Ontario. Caitlin suit ses études dans un lycée ordinaire avec quelques aménagements. Elle est très douée en maths.

Un jour,elle reçoit un mail du Docteur Masayuki Kuroda, un japonais. Il pense avoir une solution afin qu’elle puisse voir, avec un appareil qu’il a conçu, un eyePod. Il lui propose une rencontre et un essai. La vie de l’adolescente risque d’être bouleversée, elle n’a jamais vu, elle n’a pas les « codes » des couleurs, saura-t-elle associer une forme touchée dans l’espace à sa représentation sur une feuille de papier ? Et lire ? Les lettres, les phrases ne sont rien pour elle.

En parallèle, une épidémie se déclare en Chine et le gouvernement ne sait comment la stopper à part en prenant des mesures radicales. À savoir en éliminant tous les risques et en se coupant du monde. Plus de téléphone, plus d’internet… Un militant pour la liberté d’expression essaie de contourner le blocus. On suit également une chercheuse avec des bonobos à qui elle apprend la langue des signes.

Trois entrées pour une même histoire, les liens se feront sans doute dans les tomes suivants. Pour celui-ci, cela ne m’a pas semblé évident Mais ça ne m’a pas gênée.

Tout est captivant, surtout Caitlin, qui avec beaucoup d’intelligence, exploite tout ce qu’elle a sous la main. Quand elle découvre ce qu’elle peut faire, elle décide d’aller plus loin….et nous emmène avec elle dans un nouveau univers …

Tout commence comme un roman assez classique avec une famille, et deux autres « entrées ». Et puis ça devient extra ordinaire (en deux mots). On sort de la logique tout en restant dans le presque réalisable (encore plus lorsqu’on voit ce qui peut exister de nos jours). J’ai été fascinée par l’évolution du texte et des personnages. Petit à petit, notre conscience s’éveille à d’autres possibles.

On touche à de nombreux domaines, dont bien sûr, l’intelligence artificielle et ses dérives. Si parfois, les notions informatiques sont dépassées ou un peu rasantes à lire, elles complètent bien le propos. Je pense que la suite va nous entraîner plus loin…

C’était un excellent moment de lecture car l’écriture est prenante (merci au traducteur) et le style vif. Il y a des rebondissements et Caitlin est attachante. Je lirai volontiers la suite !


"La vertigineuse évasion" de Laurent Lecrest

 

La vertigineuse évasion
Auteur : Laurent Lecrest
Éditions : Globophile (6 Novembre 2023)
ISBN : 979-1094423189
210 pages

Quatrième de couverture

Lou a l’énergie d’une centrale nucléaire, l’agilité d’un bouquetin, l’intelligence d’Einstein… « La modestie d’un aigle royal, les chevilles d’un hippopotame… » me coupe maman. OK, j’ai compris le message. Je vais être brève. Ce livre raconte mon enlèvement par 2 bandits en cavale. Et tout ce que je peux vous dire c’est que lorsque j’en ai terminé avec eux, ils étaient au bout de leur vie.

Mon avis

Lou est une adolescente qui aime bien écrire. Elle décide de raconter ses vacances dans un livre. Ses parents, estimant qu’ils ont un droit de regard, font des commentaires lorsqu’ils ne sont pas d’accord par exemple ou pour compléter ce qu’elle a présenté.

En congés, les voilà tous les trois en montagne, dans les Dolomites pour faire de la randonnée et de l’escalade avec nuits en refuge. Lou râle parfois, il faut tenir le rythme. De temps en temps, elle trouve ses parents un peu lents et se moquent gentiment d’eux.

Malgré un réseau téléphonique parfois faible, elle reste en contact avec ses copains, copines. Instagram ou autre, elle communique et se tient au courant de tout !

Très observatrice, un soir, dans un gîte, elle remarque deux hommes qui se tiennent un peu en retrait et dont l’attitude l’interpelle Le lendemain, ils ne sont plus là mais la police les recherche ! La jeune collégienne est enchantée, elle aura des choses à partager avec sa bande d’amis !

Enfin un peu de piment dans son quotidien ! Mais elle n’imagine pas, à cet instant, qu’elle va croiser à nouveau ces malfrats et qu’elle ne maîtrisera pas la situation. Cette rencontre l’entraînera dans une aventure vertigineuse.

J’ai trouvé ce roman très plaisant à lire. Il est parfaitement adapté pour un public de bons lecteurs, à partir de 8 / 9 ans jusqu’à 13 /14 ans. Lou est attachante, drôle, plus vraie que nature. L’écriture, le style, les réflexions sont en phase avec son âge. L’auteur a bien su se mettre à la portée de ceux à qui il destine cette publication. Il a soigneusement dosé le suspense, n’a pas multiplié les personnages, ni les lieux. Le décor montagnard est beau, les soirées en refuge décrites avec réalisme. Les pointes d’humour mettent le sourire aux lèvres.

Laurent Lecrest a rédigé un récit intéressant, abouti, bien construit. Cette histoire plaira autant aux filles qu’aux garçons ! C’est bien réussi !