Hildur - Tome 2 : Rósa & Björk (Rósa & Björk)
Auteur : Satu Rämö
Traduit du finnois par Aleksi Moine
Éditions du Seuil (12 Septembre 2025)
ISBN : 978-2021561012
434 pages
Quatrième de couverture
Depuis que les vêtements de ses sœurs, Rósa et Björk,
disparues il y a vingt-cinq ans, ont été récemment découverts dans le jardin
d’un pédophile notoire, l’inspectrice Hildur Rúnarsdóttir nourrit l’espoir
d’obtenir enfin des réponses. Mais l’enquête piétine, et, bientôt, un nouveau
meurtre secoue la petite ville d’Ísafjörður : le
corps d’un politicien local est retrouvé sur une piste de ski. L’homme, qui ne
manquait pas d’ennemis, a été abattu d’une balle dans la poitrine. Aidée de son
stagiaire finlandais, Jakob Johanson, qui se démène de son côté pour récupérer
la garde partagée de son fils, Hildur n’a d’autre choix que de se confronter
aux traumatismes de son enfance si elle veut résoudre cette affaire et le
mystère qui entoure la disparition de ses sœurs.
Mon avis
C’est avec plaisir que j’ai retrouvés Hildur et son collègue
Jakob pour une nouvelle aventure. Hildur, en parallèle de son travail d’enquêtrice,
continue de rechercher ses deux petites soeurs qui ont disparu il y a
vingt-cinq ans. C’est une femme indépendante, sans vie de couple fixe, qui aime
faire du surf et mener les choses comme elle l’entend. Elle est volontaire, opiniâtre
et ne lâche rien.
Dans la petite ville d’Ísafjörður, la vie, le plus souvent,
est assez tranquille. Pourtant, un homme mort vient d’être découvert sur une
piste de ski. Il a été assassiné. Hildur, qui était en déplacement, est
enchantée de revenir pour mener des investigations.
Le récit alterne le passé (nous en apprenons un peu plus sur
sa mère, sa famille) et le présent, où l’on suit une personne pour laquelle on
se pose pas mal de questions avant de comprendre, vers la fin, qu’elle est son
rôle. J’aime beaucoup l’atmosphère qui se dégage avec en toile de fond la nature
et la météo islandaises. Les deux sont très présentes ainsi que les habitudes
de vie des habitants. Certains sont des taiseux, sans doute parce qu’ils ne voient
pas grand monde vu les distances…. En plus, ce sont les débuts de l’épidémie
COVID et tout le monde est mal à l’aise.
Hildur et Jakob avancent pas à pas, font des déductions,
recoupent leurs indices. Le rythme n’est pas effréné et il n’y a pas pléthore
de rebondissements. Pourtant, notre intérêt est sans cesse maintenu. L’écriture
calme, posé, faisant la part belle aux ressentis des uns et des autres, est
prenante (merci au traducteur, Aleksi Moine). Il se dégage quelque chose des
écrits de Satu Rämö. Ses protagonistes sont étoffés, ils existent et ne sont
pas transparents. Elle réussit à glisser, également, l’histoire personnelle de
Jakob, qui est loin de son fils. Son ex-compagne ne lui épargne rien et il
essaie de se battre avec ses petits moyens pour une relation plus apaisée.
Plusieurs thèmes sont abordés, avec en premier, celui des secrets
de famille, des non-dits, de la vengeance sous plusieurs formes. Qu’est-ce qui
peut pousser les humains à agir d’une façon ou d’une autre, qu’est-ce qui
motive leurs choix ?
Si j’ai trouvé la fin un tout petit peu rapide, cette
lecture a été plaisante et j’ai hâte de lire la suite !

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