La conteuse d’Auschwitz (The Storyteller of Auschwitz)
Auteur : Siobhan Curham
Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Jocelyne Barsse
Éditions : City Éditions (25 Octobre 2023)
ISBN : 978-2824622750
310 pages
Quatrième de couverture
Lorsque les portes du wagon s'ouvrent, Claudette réalise
qu'elle est arrivée en enfer. Auschwitz est un monde d'une infinie noirceur où
le quotidien est rythmé par la peur, la violence, la faim et la mort. Autrefois
romancière à succès à Paris, Claudette décide d'utiliser son talent de conteuse
pour combattre l'horreur du quotidien et ne pas dépérir. Chaque soir, avec les
autres déportées, elle invente des histoires, des récits qui font voyager et
rêver, loin, très loin de l'horreur de leur quotidien. Claudette se fait aussi
une promesse. Elle doit absolument survivre pour, un jour, après la guerre,
pouvoir raconter les histoires des hommes et des femmes qu'elle a rencontrés
dans cet enfer.
Mon avis
Claudette est écrivaine. Elle vit seule dans un bel
appartement à Paris, et gagne bien sa vie. On est en Octobre 1940 et certains
de ses amis ont fui la capitale. Pourquoi ? Parce qu’ils sont juifs et que
rester devient compliqué voire dangereux. Elle n’y croit pas trop, n’a pas envie
de laisser ce qu’elle a mis en place derrière elle. Ce jour-là, son éditeur lui
annonce qu’il ne pourra plus la publier car elle est juive. Elle est révoltée
mais que faire ?
Ce qui l’anime, c’est écrire. Elle va trouver, avec l’aide
de bonnes rencontres, d’autres façons de s’exprimer et quand elle sera
prisonnière à Auschwitz, elle deviendra « la conteuse », celle qui
fait rêver les autres, qui les aide à s’évader dans leur tête.
« Les Allemands avaient peut-être emprisonné mon corps
mais mon esprit était plus libre et ma détermination plus forte que jamais. »
Lorsque j’ai commencé ce roman, l’écriture m’a semblé trop,
très, « scolaire », appliquée, sans relief et je ne pense pas que ce
soit dû à la traduction. Tout était un peu trop facile ou simple.
Petit à petit, j’ai été prise par l’histoire, par cette
femme qui essaie de rester positive, de s’accrocher et par ce qu’elle met en
place pour garder la tête haute. Ça se lit bien mais il manque, à mon avis, un
petit quelque chose, de la profondeur. J’ai le sentiment que ça reste assez
superficiel, même si c’est prenant et qu’on a envie de connaître la suite des
événements.
Pourtant l’autrice s’est renseignée et a sans doute cherché
des documents. J’ai lu d’autres livres parlant de cette période et ils m’ont
plus touchée. Mais je ne regrette pas ma lecture.

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