Lettres perdues
Auteur : Jim Bishop
Éditions : Glénat (15 Septembre 2021)
ISBN : 978-2344043448
200 pages
Quatrième de couverture
Comme tous les matins, Iode attend impatiemment cette lettre
que le facteur tarde à lui apporter. Surement une blague de ce farceur de
poisson-clown qui s’amuse à livrer son courrier aux voisins... Ou peut-être
a-t-il simplement été égaré ? Il n'y a qu'un seul moyen d’en avoir le cœur net
: se rendre en ville. Embarqué dans sa petite auto vert pomme, Iode fait la
rencontre de Frangine, une autostoppeuse au caractère bien trempé qui effectue
une livraison.
Mon avis
Iode vit sur une île et il attend une lettre de sa maman.
Tous les jours, il espère et tous les jours, il est déçu. Alors, il décide d’aller
à la poste pour réclamer ce courrier. Il part et nous le suivons dans ses
recherches. Il rencontre Frangine, une autostoppeuse et il pense qu’elle pourra
l’aider.
Iode a un oiseau Péli, un fidèle compagnon à qui il se
confie. Leur relation est simple et confiante. Il est un peu candide dans ses
remarques, peut-être parce qu’il vit un peu loin des autres.
Jim Bishop nous fait pénétrer dans un univers où les
poissons vivent sur terre grâce à un dispositif ingénieux. Ils occupent des professions
variées. Il y a peu d’humains. C’est très original et bien mis en scène.
De nombreux thèmes sont présents et ils sont abordés à
travers différentes rencontres ou situations.
L’histoire commence légèrement avant de s’intensifier et de
devenir carrément profonde et émouvante dans les dernières pages.
Les dessins ont un beau tracé, assez net avec des couleurs
lumineuses. Les cases ne sont pas régulières, parfois le croquis prend toute la
page. Quelques retours en arrière sont dans les tons de sépia.
Les bulles sont porteuses de sens. Quelques fois, c’est très
poétique : « Toucher de nos doigts les étoiles brûlantes … Les
contempler un temps … et qu’elles redeviennent filantes .. »
Frangine, que sa mère a négligé, dit : « Les
mères, c’est des femmes qui ne s’assument plus en tant que femmes. Alors, quand
leur gosse leur prend la tête, la solution la plus simple, c’est de le rejeter ! »
Une belle lecture où l’imaginaire a une place délicate et radieuse.

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