"Ainsi volent les libellules -Tome 1 : Les demoiselles de Mai" de Frann Bokertoff


Ainsi volent les libellules
Tome 1 : Les demoiselles de Mai
Auteur : Frann Bokertoff
Éditions : Unicité (20 Septembre 2018)
ISBN : 978-2-37355-239-3
234 pages

Quatrième de couverture

Que peut-il y avoir de commun entre un vigneron, un professeur émérite, une jeune féministe, un chanteur occitan, une femme au foyer, un zadiste, un gendarme, un travailleur immigré, un « nez » et deux ex-soixante-huitardes ? Une chanson de Johnny et une réflexion sur la grammaire de Vaugelas ? À quel moment et de quelle façon leurs vies se croisent-elles ? Au fur et à mesure de la lecture, les histoires s’imbriquent les unes dans les autres telles les pièces d’un puzzle que le lecteur reconstitue.


Mon avis

D’une plume légère, pétillante, inventive,  glissant ça et là des références musicales ou littéraires intéressantes et variées, l’auteur nous entraîne dans un univers panaché, plein d’une fantaisie de bon aloi.  Par le biais, non pas du hasard, mais du chemin de vie de chacun, une trentaine de personnages sont reliés par un fil parfois ténu et invisible. Des chassés-croisés, des routes qui se mélangent ou pas, des points communs, quelques fois sur plusieurs générations, les histoires s’imbriquent à la manière d’un puzzle.

Ce n’est pas à proprement parler un roman linéaire, non, plutôt un roman « multipolaires » avec des « pôles d’attraction » : l’art, l’écriture et ses dérivés : poésie, musique etc, choix de vie … , mais aussi des « pôles d’entrée » : une conférence, la description d’un marché, un listing de courriers trouvés dans la boîte aux lettres ….  En introduisant ses chapitres par différentes « ouvertures », Frann Bokertoff nous offre ainsi un panachage de styles, d’approches. On découvre  une multitude de regards sur les relations qui se tissent,  se nouent, se détendent, se diluent pour revenir plus fortes ou se laisser oublier… avant peut-être de resurgir …..

Les protagonistes sont des personnes comme on peut en croiser tous les jours ,avec  leur caractère plus ou moins tranché, leur part d’ombre, leurs envies, leurs peurs et leurs décisions pesées ou pas ….

Il se dégage de ces textes un humour doux en filigrane, une forme de sérénité, un amour de la vie…. 

"The Rook, au service surnaturel de sa majesté (1)" de Daniel O'Malley (The Rook)

 The Rook, au service surnaturel de sa majesté (1) (The Rook)
 Auteur: Daniel O'Malley
 Traduit de l'anglais par Charles Bonnot
 Editions: Super 8 éditions (15 Mai 2014)
 ISBN: 978-2370560049
 672 pages

Quatrième de couverture


Victime d'une agression, Myfanwy Thomas reprend conscience dans un parc de Londres. Autour d'elle, des hommes en costume portant des gants de latex. Tous sont morts. Situation peu réjouissante, certes, mais il y a pire : Myfanwy ne se souvient plus de rien. Le plus surprenant, c'est qu'elle semble avoir prévu cette amnésie. Elle a sur elle une lettre écrite de sa main lui expliquant qui elle est et ce qu'elle doit faire pour découvrir qui veut l'éliminer.

L'avis de Franck

Le thème me plaisait beaucoup et j'avais envie de sortir de mes auteurs habituels.

Le début du roman m'a quelque peu déçu et j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire. Comme le personnage principal est amnésique, on alterne les moments de gestion du quotidien avec les moments de lecture des lettres laissées par cette même personne avant l'amnésie. C'est parfois lassant d'avoir d'abord l'exposition du problème rencontré puis sa résolution dans le chapitre suivant par la lecture d'une nouvelle lettre laissée auparavant par l'héroïne devenue amnésique.

De plus, la traduction du titre laisse à désirer. Le titre original est « The Rook », c'est à dire « La Tour », pièce du jeu d'échec. Et le personnage principal fait parti d'une organisation secrète où chaque membre a un rang en fonction des pièces du jeu d'échec. Ce que ne laisse pas du tout présager le titre en français malgré l’illustration de couverture.


Par contre, une fois la lecture des lettres terminées, on se laisse enfin emporter par l'action et on va de coups de théâtre en révélations époustouflantes et je dois avouer que j'avais des difficultés à lâcher le livre. Le texte se lit bien, les situations sont cohérentes entre elles et l'humour est présent, sans toutefois atteindre celui de Terry Pratchett ou des Monty Python.   Un livre et un auteur à découvrir.    

* frère de Cassiopée

"Viens ici que je t'embrasse" de Griet Op de Beeck (Kom hier dat ik u kus)


Viens ici que je t'embrasse (Kom hier dat ik u kus)
Auteur : Griet Op de Beeck
Traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin
Éditions : Héloïse Ormesson (6 Juin 2018)
ISBN : 978-2350874500
515 pages

Quatrième de couverture

Mona n'est qu'une enfant lorsqu'elle perd sa mère dans un accident de voiture. Mais elle n'aura pas le temps de panser ses plaies. Très vite, son père épouse Marie, jeune femme au tempérament orageux. Alors que leur père se réfugie dans le travail, Mona et Alexandre, son frère cadet, doivent accepter cette nouvelle maman et une petite-sœur, qui naît peu après.

Mon avis

Ce roman se découpe en trois parties :

 1976-1978 : une petite fille de dix ans se raconte. Dans son langage d’enfant, elle parle de son quotidien, de son rôle d’aînée, de sa relation parfois difficile avec sa maman. Puis sa mère meurt et son père se remarie très vite. Il faut alors trouver sa place dans cette famille qui n’est plus vraiment la même. Faire plaisir toujours, faire ce qu’on attend d’elle et culpabiliser quand elle a l’impression d’être dans l’erreur… Comment se construire une personnalité quand le regard des autres est si lourd, lorsqu’on est si peu sûr de soi? J’ai souvent eu l’impression que Mona était l’otage des grandes personnes ….

1991 : Mona a grandi, elle est dramaturge, adapte des textes et des pièces de théâtre. Elle a pris de l’âge mais on sent toujours sa difficulté à dire « je », à s’affirmer. Sa relation à l’autre est toujours régie par ce qu’elle croit que les autres pensent qu’elle va faire. Choisit-elle vraiment ce qu’elle vit ? Elle a toujours peur de trahir, de se tromper. Fait-elle ça dans le but d’être aimée ? N’est-elle pas e train de se perdre, de s’oublier ?

2002 : Mona est une femme et en se rapprochant de son père, elle va découvrir le poids des non-dits qui l’ont sans doute « façonnée ».  Va-t-elle avoir la force de réagir, de puiser au fond d’elle le courage de changer, de suivre éventuellement une autre route ?

J’ai trouvé ce recueil très beau, délicat, épuré, sensible. Certains passages feront probablement « écho » chez de nombreuses personnes. J’ai apprécié que l’écriture de l’auteur soit en phase avec les différentes périodes de la vie où s’exprime Mona.  Elle emploie un ton très juste, pas de pathos excessif, des faits, des constats et le cheminement de cette petite fille qui devient femme et qui nous rappelle qu’il est difficile de se libérer du passé mais vital de s’affirmer et d’oser…..

"Des nouvelles de la mer" de Guillaume Lefebvre


Des nouvelles de la mer
Auteur : Guillaume Lefebvre
Éditions : Ex Aequo (27 Septembre 2018)
ISBN : 978-2378734657
160 pages

Quatrième de couverture

Que feriez-vous si vous offriez par mégarde un billet de loterie gagnant à votre beau-frère ? Comment réagiriez-vous si vous découvriez un mot d’amour sur la tombe de votre conjoint ? Au fil de ces nouvelles noires, Guillaume Lefebvre explore les déviations de la nature humaine, tel que le faisait La Bruyère en son temps.

Mon avis

Vous souvenez vous de « Alfred Hitchcock présente » ? Une série faite de courts épisodes d’une vingtaine de minutes où l’atmosphère d’angoisse était importante, le retour de manivelle désopilant parfois, et le contexte très bien pensé ? Il y a un peu de ça dans les dernières nouvelles de la mer de Guillaume Lefebvre. Une petite quinzaine d’histoires qui ne sont pas sans rappeler le grand maître du suspense.

On se retrouve sur les bords de mer, un coin bien connu de l’auteur, ancien capitaine de navire. La Baie de Somme et son charme, voilà le décor. Les personnages ? Des gens ordinaires qui passent plutôt inaperçus et qui ont des vies banales. Et puis, un grain de sable (normal, me direz-vous, en bord de mer), une envie d’autre chose et ils passent à l’acte…. Tout semble s’imbriquer à merveille, donc pas de soucis, l’affaire est réglée, on se lave les mains et on passe à autre chose… C’est sans compter ce destin capricieux qui fait parfois des siennes. Volte-face, douche froide, la chute de ces récits est un régal. Tout est dans le plaisir des dernières phrases, des derniers mots qui vous font parfois dire : « Oh » une main sur la bouche devant tant de perversité…. C’est drôle, c’est diablement (l’adverbe est vraiment à sa place) dévoyé et c’est un vrai régal.

L’auteur, habitué des romans policiers, s’est essayé avec ce recueil, a un autre genre littéraire et son pari est réussi. Son écriture reste fluide et précise, son sens de la répartie donne du rythme à ses textes et le nombre de pages est adapté à chaque découverte que le lecteur fait.
J’ai particulièrement apprécié qu’aucun protagoniste (bon ou méchant) ne soit une caricature. Ce sont des hommes, des femmes, des jeunes, des plus âgés, etc. Pas de « carte » d’identité du parfait criminel … et finalement même  si : « toute ressemblance avec des situations réelles ou avec des personnes existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite » …. Ne croyez-vous pas que l’un ou l’autre d’entre nous n’a pas eu, au moins une fois, en pensée, des idées pas très honnêtes ? Je vous laisse seul juge ;-)

N’hésitez pas, embarquez et lisez !

NB : La couverture sombre à souhait est superbe !

"Les déracinés" de Catherine Bardon


Les déracinés
Auteur : Catherine Bardon
Éditions : Les Escales (3 Mai 2018)
ISBN : 978-2365693318
624 pages

Quatrième de couverture

Vienne, 1932. Au milieu du joyeux tumulte des cafés, Wilhelm, journaliste, rencontre Almah, libre et radieuse. Mais la montée de l’antisémitisme vient assombrir leur idylle. Au bout de quelques années, ils n’auront plus le choix ; les voilà condamnés à l’exil. Commence alors une longue errance de pays en pays, d'illusions en désillusions.

Mon avis

« Sans racines, nous ne sommes que des ombres »*

C’est un roman ambitieux et réussi qu’a écrit Catherine Bardon. Une fresque historique et familiale s’étalant sur une quarantaine d’années de 1921 à 1961.  Un récit totalement addictif, à la portée de tous pour découvrir un pan méconnu de l’histoire du peuple juif.

Wilhelm, journaliste, et Almah se rencontrent et tombent fous amoureux l’un de l’autre. Ils ne sont pas issus du même milieu (elle a une famille beaucoup plus riche) mais si Will s’interroge parfois, la jeune femme ne se préoccupe pas des différences, elle l’aime et rien d’autre ne compte.
« Almah avait une farouche résolution : le bonheur immédiat et absolu. » On est en 1935, ils sont heureux, ils croquent la vie à pleine dents, l’atmosphère est au beau fixe .…. Le temps passe, et avant que la guerre n’éclate, les tensions sont de plus en plus  vives et palpables. Le danger est permanent. Il faut se préparer à des jours sombres.  Se faire oublier, ne pas intervenir même face à des actes abominables pour ne pas être réprimés. Les amoureux ne supportent plus de ne pouvoir agir. Ils comprennent que pour vivre libres, il faut fuir l’Autriche, peut-être en laissant leurs familles derrière eux. Mais les pays ferment  leurs frontières, ayant atteint leur quota de réfugiés. Une seule solution,  Rafael Trujillo, le dictateur de la République Dominicaine de l’époque,  qui invite les  juifs à venir s’installer sur son île (inutile de dire que cela l’arrange et que ce n’est pas uniquement son bon cœur qui le guide). Ils sont quelques uns à relever le défi, suivis d’autres. C’est comme ça que le jeune couple se retrouve à Sosua, dans un coin perdu, où il n’y a rien à part de la terre à cultiver, de quoi  mettre un mini élevage et des bâtiments à construire. Mais rien, c’est déjà beaucoup lorsque vous êtes en vie et que le lieu où vous vous installez peut vous permettre de subsister…..

Comment vont-ils s’organiser, accepter de continuer à avancer alors qu’il a fallu renoncer à tout ce qui était leur passé, leurs racines ? Où l’être humain peut-il puiser la force de tenir ? Le quotidien n’est pas aisé lorsque vous êtes loin de votre pays d’origine :  les mœurs, le barrage de la langue, l’impression permanente d’être un étranger, l’obligation de combattre pour réussir, d’abandonner une part de vos rêves car le futur ne peut pas être celui que vous aviez imaginé. C’est toute cette lutte, avec ses victoires et ses défaites, que nous allons suivre.

Ancré dans un riche contexte historique, balisé d’événements réels, ce livre est très intéressant. De plus il est porté par un souffle romanesque car on s’attache très vite aux personnages et on a le souhait de suivre les événements qui rythment leurs journées. Je n’ai absolument pas vu le temps passer et les six cents pages ne m’ont pas pesé.  L’écriture est fluide, le style varié. On alterne avec une histoire racontée à la première personne par Wilhelm, puis des passages contés par un narrateur ainsi que des extraits de carnets intimes écrits par Will.  Pour autant, il ne prend pas toute la place. La belle Almah rayonne dans les chapitres, c’est une femme active, capable d’encaisser des privations et de rebondir encore plus fort. Elle a une aura qui illumine ceux qu’elle rencontre, elle est solaire.

J’ai apprécié de faire connaissance avec cette communauté, de voir comment chacun décide de réagir face à l’adversité, face aux épreuves, comment chacun essaie de surmonter les obstacles ;  les liens qui se créent, les doutes, les joies, les peurs, les choix (rester et prendre racine, repartir ?), la vie qui continue tant bien que mal. J’ai trouvé ces hommes et ces femmes  courageux, opiniâtres, compréhensifs les uns envers les autres. Tout n’est pas toujours rose, loin de là mais une lueur d’espérance brille entre les lignes….

C’est tout le talent de Catherine Bardon qui s’exprime dans ce recueil. Des références solides, parfaitement intégrées au texte et une « saga » familiale avec des individus variés offrent une lecture des plus agréables.

* page 420


"La Route de l'Ouest" de A.B. Guthrie (The Big Sky 2 )


La Route de l'Ouest (The Big Sky 2 )
Auteur : A.B. Guthrie
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Jacques Dilly
Éditions : Actes-Sud (1er Octobre 2014)
ISBN : 978-2330032142
450 pages

Quatrième de couverture

Dick Summers, un des héros de La Captive aux yeux clairs, guide en 1845 un convoi de pionniers vers l'Oregon. Cette fresque intense et hyperréaliste nous fait vivre de l'intérieur l'aventure dramatique, passionnante et humaine d'hommes et de femmes qui abandonnent tout dans l'espoir de découvrir un monde meilleur. Sans bien se rendre compte des dangers qu'ils vont devoir affronter.


Mon avis

On retrouve dans ce roman, un des personnages de « La captive aux yeux clairs ». Il s’agit de Dick Summers, qui va guider des pionniers jusque dans l’Orégon sur plus de trois mille kilomètres ! Ils vont être confrontés à différents problèmes : attaques de tribus indiennes, météo déchaînée, nature hostile, la faim, la soif, la maladie, la mort. Rien n’est simple pour ceux qui veulent avancer dans ces conditions difficiles. De plus, comme dans tous groupes passant beaucoup de temps ensemble, les tensions sont multiples et les points de vue divers et variés. Pas simple de se comprendre et d’aller dans le même sens ! De belles descriptions, très visuelles, des personnages étoffés, une atmosphère particulièrement bien retranscrite, ce récit vous emporte et vous ne voyez pas le temps passer.

Ce qui est vraiment intéressant c’est qu’on se croirait au cœur de l’action tant l’auteur nous scotche aux pages. Et je suis certaine que même les personnes qui n’aiment pas plus que ça les westerns seront fascinés par l’ambiance et les protagonistes ….

J’apprécie tellement l’écriture et le style de A.B. Guthrie que je n’ai aucune envie de découvrir les films inspirés des livres de peur d’être déçue !




"T comme Tombeau" de Douglas Preston & Lincoln Child (The Pharaoh Key)


T comme tombeau ( The Pharaoh Key)
Une mission de Gideon Crew (5)
Auteurs : Douglas Preston & Lincoln Child
Traduit de l’américain par Sebastian Danchin
Éditions : L’Archipel (24 octobre 2018)
ISBN : 9782809825183
320 pages

Quatrième de couverture

L'agent secret Gideon Crew apprend, choqué, qu'Eli Glinn met fin aux travaux de l'EEC, une officine au service du gouvernement américain. Manuel Garzas, l'ex-bras droit d'Eli, lui confie un disque dur capable de déchiffrer le disque de Phaistos, une tablette vieille de plusieurs milliers d'années. Cette découverte le mène dans le désert égyptien de Hala'ib, où de nombreuses péripéties l'attendent.

Mon avis

Lorsque je découvre un nouveau titre de Douglas Preston et Lincoln Child, je sais que ça se lira vite, qu’il y aura beaucoup de rebondissements, quelques petites choses pas trop crédibles (même une ou deux qui se contredisent dans ce roman), d’autres un peu prévisibles mais que je ne verrai pas le temps passer car ils sauront, une fois encore, m’embarquer dans leur univers.  Et du coup, les imperfections seront pardonnées.

A priori, c’est la dernière aventure de Gideon Crew et c’est peut-être mieux car on sent que les auteurs sont un peu à court d’idée. Non pas qu’il y ait des longueurs mais on se rend bien compte que certains faits sont là pour étoffer l’intrigue. Par exemple, une tempête dans le désert qui les retarde de plusieurs pages ;-) …..

Mais tout cela n’empêche pas d’avoir un récit agréable, endiablé, porté par une écriture vive, fluide (bravo au traducteur !) avec un rythme soutenu qui vous maintient dans l’ambiance.

Après s’être aperçu qu’il n’est plus payé par son employeur et que tout est en train d’être vidé au siège de l’association qui l’embauchait, Gideon Crew ne sait plus où il en est. D’autant plus que son médecin vient de lui annoncer une très mauvaise nouvelle.  Heureusement pour lui, il rencontre un collègue, l’ex bras droit de son chef, Manuel Garza, qui lui fait une proposition : s’allier pour résoudre un mystère ! En effet, ce dernier a récupéré un disque dur permettant de déchiffrer le code de Phaistos, une tablette datant de plusieurs milliers d’années. Pour information, s’il ne s’agit pas d’un faux car certains chercheurs ont des doutes, le disque de Phaistos ou disque de Phaestos est un disque d'argile cuite découvert en 1908 par l'archéologue italien Luigi Pernier sur le site archéologique du palais minoen de Phaistos, en Crète. Il pourrait dater du milieu ou de la fin de l'âge du bronze minoen (II ème millénaire). Il n’a, à ce jour, révélé, aucun de ses secrets et la suite du roman n’est donc que spéculation ;-)

Nos deux hommes vont donc partir en Egypte, dans un désert appelé triangle de Hala'ib. Il est interdit d’accès, sec, immense, et dangereux. Mais les deux amis ne vont pas se décourager et les voilà qui vont tout faire pour atteindre leur but. Ils vont être confrontés à différentes rencontres : parfois des bonnes, mais très peu, et plutôt des très délicates où il va leur falloir ruser, négocier, faire preuve d’ingéniosité (MacGyver n’est pas loin) pour s’en sortir. Au-delà de la résolution de ce que veut transmettre le disque, c’est plus par les péripéties (j’ai regardé des images de haboob qui est une tempête évoquée dans un chapitre et c’est impressionnant !), les rencontres humaines (les réactions, les ressentis, et le regard que chacun peut porter sur les autres),  que ce récit m’a captivée. De plus, il est intéressant de voir combien les deux acolytes sont à l’opposé l’un de l’autre avant de se mettre d’accord sur certains choix et surtout de se révéler étonnants face à l’adversité, allant puiser au plus profond d’eux-mêmes des ressources insoupçonnées !

C’est donc une lecture simple, addictive, idéale pour passer un bon moment !