"La flore et l'aphone" de Guillaume Gonzales


La flore et l'aphone
Auteur : Guillaume Gonzales
Éditions : Kyklos (Août 2018)
ISBN : 978-2-918406-40-2
246 pages

Quatrième de couverture

Un étudiant lambda : colocation, amourettes, malbouffe et furtives incursions en amphi. Entre deux cessions de Ligue des champions avec les potes et le suivi de l'actualité comics, sans doute concédera-t-il envisager, dans le meilleur des cas, un avenir quelque part en thèse.
En attendant l'hypothétique voie royale, les ambitions du dilettante s'orienteront essentiellement sur l'inventaire des activités nocturnes et l'alimentation de la pompe à bière. Quel événement justifierait qu'il renonce au farniente perpétuel, avec l'indolence érigée en art de vivre ?

Mon avis

Ne cherchez pas un recueil à « classifier » mais laissez-vous porter vers l’inconnu….

Les éditions Kylos, la voix dissonante de l’édition ou comment publier des écrits en forme de défis (c’est-à-dire qui toucheront -ou pas- le public de lecteur) ?

« La flore et l’aphone ne déroge pas à cette règle et se révèle étonnamment atypique par plusieurs aspects. Il y a le fil conducteur, à savoir les électrosensibles qui ressentent les ondes plus fort que les autres. Pâris est de ceux-là. Au début de ce récit, il est réfugié dans la nature avec d’autres condisciples, loin de tout ce qui s’apparente à des ondes puisque celles-ci provoquent des saignements de nez importants. De là à être utilisé comme « détecteur », il n’y a qu’un pas, que franchit l’auteur… Pâris sera donc enlevé, utilisé …. pour prévenir des champs magnétiques ….  
C’est par le biais de retour en arrière, parfois un peu touffus, ce qui m’a demandé de la concentration, que nous découvrirons les différents événements auxquels il sera confronté. Notamment, le monde qui de délite alors qu’il est réfugié sous terre.

Le deuxième aspect de ce roman est le fait que les « grands de ce monde » (de fiction, ouf !) essaient de gouverner les hommes en leur envoyant des ordres par ondes. Les électrosensibles, eux, peuvent les sentir donc … alerter et pourquoi pas refuser d’agir et se rebeller… On n’est pas loin de Big Brother et d’un texte d’anticipation…

Le troisième aspect va être que tout cela servira de toile de fond pour une fable politico-socio-économique dans laquelle divers sujets seront abordés : la religion, Monsanto, les partis politiques et leurs dérives, la médecine et ses « essais » sur l’homme etc ….

Complots, trahisons, non-dits, respect de la vie et de chacun, l’auteur ne se pose pas en donneur de leçons, même si en lisant entre les lignes, on peut penser qu’il souhaite que son texte nous interpelle à la manière d’un électrochoc. Il écrit là un roman qui détonne avec un univers particulier dans lequel le lecteur pénétrera ou pas. Le style et l’écriture sont vifs, portés par des réflexions et un vocabulaire de qualité. Toutefois, cet ouvrage demande une lecture suivie et concentrée pour ne pas se perdre en chemin.



"Le fils" de Philipp Meyer (The Son)


Le fils (The Son)
Auteur : Philipp Meyer
Éditions : Albin Michel (Août 2014)
Traduit de l’américain par Sarah Gurcel
ISBN : 9782226259769
688 pages

Quatrième de couverture

Trois personnages, trois générations d’une famille texane, les McCullough, dont les voix successives tissent la trame de ce roman.
Eli, enlevé par les Comanches à l’âge de onze ans, va passer parmi eux trois années qui marqueront sa vie. Revenu parmi les Blancs, il prend part à la conquête de Ouest. Son fils Peter profitera de la révolution mexicaine pour faire un choix qui bouleversera son destin et celui des siens. Ambitieuse et sans scrupules, Jeanne-Anne, petite-fille de Peter, se retrouvera à la tête d’une des plus grosses fortunes du pays, prête à parachever l’œuvre de son arrière-grand-père.

Mon avis

De 1836 à 2012, l’Amérique a bien changé, évolué…C’est par l’intermédiaire de trois générations d’une même famille : le père, le fils, l’arrière petite-fille, que Philipp Meyer nous fait voyager dans le temps, dans les grands espaces  et …. dans la vie. Parfaitement documenté, écrit avec intelligence et force, son récit est porteur de sens, fort, riche et captivant. De plus l’écriture et le style sont « racés », élégants, puissants.

Les trois « voix » sont portées tour à tour.
Eli, le père s’exprime à la première personne. Il a été enlevé par les Comanches, et a finalement fait sa place parmi eux. Lorsqu’il revient parmi les Blancs, quelques années plus tard, la situation est difficile, il n’est bien nulle part. Secondé par un caractère et une volonté de fer, il avance, résistant à tout, ne se laissant jamais abattre, toujours prêt à en découdre.
La deuxième voix, c’est celle de Peter, le fils. Elle est présentée par l’intermédiaire du journal intime tenu de celui-ci. Il est sans cesse  tiraillé entre deux idées : rester fidèle à sa famille, devenue riche grâce à son père, et éprouver de la bienveillance, voire de l’amour envers les mexicains que les siens pensent préférables de chasser. Ce constant dilemme le hante, mobilise son énergie et complique ses relations.
La troisième, c’est Jeanne-Anne. Elle a hérité « d’un empire » qui s’est construit au fil du temps. Mais il faut faire les bons choix face aux changements, au progrès. Elle fait le point, elle s’interroge sur ce qu’ont été les décisions familiales, l’influence qu’elles ont eu sur le cours des événements. Ici, tout  est raconté par un narrateur.

Ce récit se lit comme on regarde un grand film, du style « Autant en emporte le vent ». Des images s’impriment dans notre rétine à la lecture des descriptions, des paysages, des lieux évoqués. D’une plume alerte, vivante, l’auteur retranscrit une fresque, une épopée familiale ancrée dans la réalité : le contexte politique, la perte de liberté pour les indiens, l’arrivée du pétrole, et omniprésente la violence de ces hommes qui n’arrivent pas à s’entendre, se comprendre, se respecter, vivre ensemble…..Certains sont à fleur de peau et ils utiliser la brutalité semble être leur seul mode de communication…… Jamais l’auteur ne juge ou ne prend parti. Il pose des faits avec une fine analyse des ressentis, des émotions mais il nous laisse décider de notre opinion.

Ce livre m’a vraiment plu tant dans la forme que dans le fond. J’y ai retrouvé tout ce que j’apprécie : le dépaysement, la culture (j’ai appris plein de choses), la profondeur des personnages, l’évolution des hommes sur plusieurs décennies ….et une façon d’écrire tout simplement magnifique….

"Le tatou solitaire" de Sylvain Faurax


Le tatou solitaire
Auteur : Sylvain Faurax
Éditions du Volcan (octobre 2017)
ISBN : 979-1097339012
226 pages

Quatrième de couverture

Depuis la perte de sa fille, Léo occupe son quotidien dans les bras d une femme improbable. Motard intrépide, il sillonne les routes en dévers qu’il efface à vive allure pour provoquer le destin. Sa personnalité borderline et ses errements l’obligent à partir en Argentine pour trouver refuge dans l’estancia de Sarah. Malheureusement, une bande d illuminés ne tarde pas à chercher querelle à son hôte pour la spolier de ses terres. Plus de fuite possible. Léo devra faire face.

Mon avis

Magnifique !

Au moment d’écrire quelques mots pour parler de ce roman, je veux surtout transmettre les émotions qu’il m’a procurées. Lorsqu’on tourne la dernière page, une espèce de nostalgie s’empare du lecteur. On a tant suivi Léo, souffert avec lui, fui à ses côtés, espéré avec son père …. On ne voudrait pas lui lâcher la main …. L’intrigue est intéressante abordant la difficulté du deuil, les problèmes de résilience et bien d’autres thèmes ….

L’auteur a su, dès les premières lignes, me donner l’impression que Léo était là, tout près de moi et que je l’accompagnais dans chaque minute de sa vie. Son écriture a un « souffle »,  une respiration. Elle devient saccadée et trépidante lorsque les événements se bousculent, se calme et s’apaise parfois avant de repartir de plus belle suivant au rythme des événements qui se succèdent . Son style est « présence » portant les protagonistes avec leurs imperfections, leurs faiblesses, leur force et leur puissance. ….

J’ai aimé le contexte, avec ce milieu de motards, les bandes rivales et leur fraternité. J’ai apprécié que Léo, homme solitaire, dont « le cerveau est une prison » (page 62) parce qu’il pense trop, soit aidé sans le chercher vraiment, avec simplement la vie qui lui offre des possibilités de voir autre chose, autrement… et peut-être d’avancer…. J’ai surtout trouvé magnifique le regard humain que l’auteur a sur lui, le montrant « homme » dans toute sont ampleur, dans tout ce qu’il est, avec sa part d’ombre mais aussi de lumière ….

NB : Encore une très belle couverture

"Pensées burlesques et saugrenues" de Frédéric Mélis


Pensées burlesques et saugrenues
Auteur : Frédéric Mélis
Éditions  du Volcan (25 Juin 2015)
ISBN : 9782954683324
172 pages

Quatrième de couverture

C’est un vagabondage littéraire et malicieux que nous vous proposons de découvrir à travers ces textes. Une promenade polysémique semblable à la cueillette de fruits sauvages où se sont mêlés quelques chiasmes. Presque crédibles, les définitions se composent de mots aux sonorités qui peuvent prêter à confusion ! Plus qu’une lecture linéaire, nous vous invitons à « picorer  » ces définitions, pensées, citations, interrogations, aussi burlesques que saugrenues voire farfelues.

Mon avis

Rire est excellent pour la santé !!! Alors, riez!

Les mots m’ont toujours fascinée par leur facilité à jouer, se glisser de ci, de là, se tortiller pour nous offrir une autre face de ce qu’ils sont, nous amuser, nous bouleverser, nous faire rêver….

Dans ce petit livre, l’auteur nous offre du rire, de la détente, de la réflexion… A prendre, à lire, à relire, à picorer, à découvrir, c’est un régal…

C’est vraiment un recueil à savourer et comme il est difficile de retenir tous les jeux de rimes, de mots, d’accords, on peut  venir, repartir, reprendre les mêmes pages sans se lasser.  Il faut parfois lire à haute voix pour bien appréhender le contenu ou même réfléchir et c’est tout à fait jubilatoire quand on découvre ce qui nous avait échappé au premier regard.

A laisser traîner sur la table pour partager avec les visiteurs, les amis et pour vous mettre en appétit, un exemple :
« L’étranger :
L’accusé clama son innocence, il ne put se faire comprendre et fut traduit en justice. »

Non seulement, c’est empli d’humour mais il y a une véritable recherche et de la culture (plus ou moins cachée pour faire travailler notre cerveau ;-)
Un petit coup de blues, seulement deux minutes pour lire ? Foncez  et …. riez !
Un autre ?
« Ethologie
La guêpe e l’abeille savent de quoi il en retourne en matière d’art. »


"L'heure trouble" de Johan Theorin (Skumtimmen)


L’heure trouble (Skumtimmen)
Auteur : Johan Theorin
Traduit du suédois par Rémi Cassaigne
Éditions : Albin Michel (Février 2009)
ISBN : 9782226190673
430 pages

Quatrième de couverture
À l’heure trouble avant la tombée de la nuit, un enfant disparaît sans laisser de trace dans les brouillards d’une petite île de la Baltique. Vingt ans plus tard, une de ses chaussures est mystérieusement adressée à son grand-père. Qui a intérêt à relancer l’affaire ? Pourquoi toutes les pistes mènent-elles à un criminel mort il y a longtemps ?

Mon avis

Öland, c’est une île qui vit de la pêche et du tourisme. L’été, il y a beaucoup plus d’habitants mais les fidèles sont là toute l’année. La vieille Astrid qui vit encore chez elle, Gerlof qui, lui, a intégré la maison de retraite, Ernst et John, des hommes âgés. Peu de jeunes à part Lennart, le policier du coin….et Julia, la fille de Gerlof qui revient pour quelque temps.  Il y a vingt ans, son fils à disparu, le corps n’a pas été retrouvé. Elle ne s’en est jamais remise et sa santé physique et mentale s’en ressent… Elle erre dans son quotidien, elle voudrait comprendre…. Bien entendu, les seuls conseils qu’elle reçoit, c’est de « faire son deuil, d’avancer et de passer à autre chose… »

Son père a reçu un paquet, peut-être en lien avec la disparition du jeune garçon alors elle le rejoint… Venir sur l’île est peut-être pour elle, un chemin pour essayer d’avancer mais les événements de cette soirée du passé la hantent….et ce que Gerlof partage avec elle l’interroge….

J’apprécie l’atmosphère que Johan Theorin installe dans ses romans. Elle est intimement liée au lieu où se déroulent les intrigues, l’île d’ Öland, aux croyances du coin, au passé et il établit des liens entre tout ça, tissant une espèce de toile d’araignée dont il faut se  dépêtrer…. Les protagonistes ne sont jamais caricaturaux et il y a une approche psychologique intéressante des individus et des raisons qui les poussent à agir d’une façon ou d’une autre.
J’ai ressenti une certaine forme de lenteur, comme si le froid, le brouillard engourdissaient aussi l’écriture de l’auteur. Un tout petit peu plus de rythme m’aurait mieux convenu. Malgré tout c’est une lecture qui a été agréable notamment à cause de Gerlof dont j’aime beaucoup les raisonnements et qui devient mon « chouchou ».






"Maria Vittoria" de Elise Valmorbida (The Madonna of The Mountains)


Maria Vittoria (The Madonna of The Mountains)
Auteur : Elise Valmorbida
Traduit de l’anglais par Claire Desserrey
Éditions : Préludes (19 Septembre 2018)
ISBN : 9782253107958
448 pages

Quatrième de couverture

1923, dans un hameau perdu au coeur des Dolomites. Maria Vittoria est une jeune femme belle et discrète. Quand son père désigne pour elle son futur époux, Maria s'incline, et bientôt le couple fonde un foyer et ouvre un magasin. Or l'ombre du fascisme et la menace de la guerre pourraient bien rompre l'équilibre et séparer les familles.

Mon avis

Nous sommes dans le Nord de l’Italie, en 1923. Maria Vittoria vit chez ses parents et il est grand temps qu’elle se marie. A cette époque, on obéit et on se tait et c’est ce qu’elle fait. Son père lui choisit un prétendant. Elle le regarde se rapprocher de la ferme, il n’a pas l’air de boiter, il paraît grand …c’est déjà ça….  Quelque temps après, elle se marie et part avec lui loin de sa famille. Elle va découvrir rapidement la vie d’épouse, de mère, …mais la vie de femme, c’est une autre histoire… Il faut subir, et acquiescer, rien d’autre…. Pourtant, elle a du caractère et elle va essayer d’agir comme elle pense que c’est mieux. Pas forcément pour elle mais pour ceux qu’elle aime….. Régulièrement, n’ayant personne à qui se confier, elle parle à la Vierge qui lui « envoie » des réponses, la dispute ou la soutient ….

Ce portrait de femme est très bien décrit. Parfois, l’écriture m’a semblé « un peu clinique », presque dénuée d’émotions à la manière d’un reportage. C’est comme si on suivait une série de faits (cela se déroule sur une trentaine d’années et on découvre la montée du fascisme), parfois espacés de quelques semaines ou de quelques mois, sans empathie. J’ai trouvé cela un peu dommage. Mais j’ai beaucoup aimé suivre la route à la suite de cette femme qui, bien que soumise, m’a paru battante.
Le contexte de l’époque est très bien retranscrit : la difficulté de trouver sa place dans le couple, de faire des choix tant familiaux que politiques, d’accepter ceux des autres (surtout lorsque les enfants « échappent » à leurs parents et vivent leur vie… ).

Maria Vittoria vieillit sous nos yeux, plus vite que la normale car la vie n’est pas toujours aisée pour elle. Mais quelles que soient les épreuves, elle se tient toujours droite, se donnant à fond dans tout ce qu’elle entreprend. Au fil des pages, on la voit évoluer, elle se comprend mieux, et cela lui permet d’avancer sur le chemin du pardon …

Si au premier abord, le style peut sembler un peu sec, il ne faut pas hésiter à aller à la rencontre de cette belle lecture…. Elle vaut le détour !

"Alma" de Cizia Zykë


Alma
Auteur : Cizia Zykë
Éditions : Taurnada (6 Septembre 2018)
ISBN : 9782372580465
216 pages

Quatrième de couverture
Une petite fille aux étranges pouvoirs vient au monde. Autour d'elle, c'est l'Espagne du Moyen Âge, barbare autant que raffinée, à la fois religieuse et brutale, où la reine Isabelle la Catholique s'apprête à chasser tous les Juifs du royaume.
La petite Alma, celle qui parle avec Dieu, deviendra-t-elle le guide dont son peuple a besoin, ou bien sera-t-elle comme tant d'autres balayée par le vent mauvais de l'Histoire ?

Mon avis

Il était deux fois (ben oui, ils sont deux) ou plutôt il était une fois vu qu’il n’en reste qu’un…
Je reprends (vous suivez là ?, il vaudrait mieux, je n’ai pas l’intention de répéter quoi que ce soit).  Il était une fois un conteur dont le temps était compté (ce n’est pas de ma faute, c’est ainsi qu’il explique les choses) et qui se dépêcha de nous conter l’histoire d’Alma….

Alma, elle a mal commencé dans la vie, ses parents étaient juifs et un vilain bourreau couic (je vous passe les détails horribles qui ne feraient que heurter votre cœur fragile et que vous pouvez aisément imaginer … ) donc couic, et hop, Alma est orpheline, épargnée par ses beaux yeux devant lesquels le vil assaillant a fondu…. Quoi, je digresse ? Mais pas du tout ! Enfin, si un peu, mais je ne suis pas conteuse moi… Alors je m’inspire du style, de la forme, du texte que j’ai découvert pour vous le présenter. Mais revenons à Alma.  Recueillie par sa tante, elle vit heureuse, enfin pas vraiment, sinon ça s’arrêterait là et on n’en aurait pas eu pour notre argent, le texte serait trop court, fade, sans rebondissements….

Reprenons. En cette fin de quinzième siècle, le quotidien n’est pas aisé pour les juifs. Ils sont chassés, martyrisés, tués…et si un juif s’éprend d’une catholique, je vous laisse imaginer…. La petite Alma grandit malgré tout et converse avec Dieu (c’est un mystère, on ne sait pas tout de leurs échanges..)…. La reine Isabelle, fervente catholique, a décidé de bouter les juifs hors d’Espagne (je ne vous l’avais pas dit mais maintenant vous savez, on est en Espagne) et … Non la suite je ne la dévoilerai pas, à vous de découvrir. Je vous avais prévenus, moi, je ne suis pas conteuse….Il ne faut pas exagérer…

Mais allez donc à la découverte de ce récit où Cizia Zykë (c’est un nom de conteur, ça ? Il aurait pu s’appeler Thierry, ça fait plus crédible, non ? enfin, moi, ce que j’en dis…) vous interpelle, vous invective, vous oblige à rester la tête dans son intrigue. Il vous fait rire de tout, même de faits graves parce qu’il distille à vos oreilles et à vos yeux ébahis son talent de conteur. Il se moque avec doigté, même de lui-même, et de nous pauvres lecteurs… Mais bon sang, que ça fait du bien de lire un roman décalé qui vous embarque dans un univers pas si loufoque que ça lorsqu’on lit entre les lignes …..