"Sgan: Accusé de réception" de Virginie Singeot-Fabre


SGAN : Accusé de réception
Auteur : Virginie Singeot-Fabre
Éditions : Aconitum (7 Février 2019)
ISBN : 9782378370589
202 pages

Quatrième de couverture

Sgan', jeune collégien intellectuellement précoce, reçoit un mystérieux courrier abîmé dont il ne parvient pas à identifier l'expéditeur. Aidé de ses fidèles amis Parfait et Valentine - sans compter l'envahissante Kathleen - il va tenter de percer les secrets de cette étrange missive.

Mon avis

Voici un très bon roman pour un jeune public (fin de primaire, début de collège). Il met en scène Sgan’, un collégien, et ses amis. Une lettre datant de 1974 arrive au domicile de Sganarelle et il décide avec ses camarades de remonter le fil pour savoir d’où provient ce courrier, à qui il était destiné et si possible de le restituer à son propriétaire.

En lien avec l’actualité de l’époque (cela permet de se remémorer certains faits très importants et je trouve que c’est intéressant pour le lecteur qui peut retenir des dates marquantes), les recherches de Sgan’ et de ses copains sont menées tambour battant, on reste ainsi plongé dans l’intrigue sans temps mort.

L’écriture est de qualité, pas du tout mièvre, ce qui est essentiel. Trop souvent, les auteurs ont tendance à négliger ce point, parlant « jeune » pour « faire comme si », mais tous les adolescents ne négligent pas leur phrasé (sans non plus tomber dans l’extrême d’un langage soutenu).

J’ai trouvé ce recueil très agréable, Sganarelle est attachant, il est HP (à haut potentiel donc intellectuellement précoce) mais il n’en rajoute pas, il ne se la joue pas. Il a les mêmes préoccupations que ceux de son âge : ses devoirs, ses amis, ses amours, ses parents, l’ordinateur de son père….

C’est un livre que je recommande pour (re)donner le goût de la lecture à ceux qui entre neuf et treize ans ont tendance à l’oublier…..

NB : la couverture est très belle, bravo !

"Un cri sous la glace" de Camilla Grebe (Älskaren från huvudkontoret)


Un cri sous la glace (Älskaren från huvudkontoret)
Auteur : Camilla Grebe
Traduit du suédois par Anna Postel
Éditions :  Calmann-Levy (1 er Février 2017)
ISBN : 978-2702160213
448 pages

Quatrième de couverture

Emma, jeune Suédoise, a un secret : son patron Jesper lui a demandé sa main, mais il ne veut surtout pas qu'elle ébruite la nouvelle. Deux mois plus tard, son fiancé disparaît sans laisser de traces et l'on retrouve dans sa superbe maison le cadavre d'une femme, la tête tranchée. Personne ne parvient à l'identifier. Peter, policier émérite, et Hanne, profileuse de talent, font équipe pour enquêter.

Mon avis

Emma travaille dans une boutique de vêtements et un jour, la voilà qui se retrouve à servir son patron. Très rapidement, il la séduit mais lui demande de la discrétion au vu de leur situation respective. Il lui rend visite régulièrement, lui offre une bague de fiançailles, elle est sur un nuage. Jusqu’au jour où il disparaît de son univers et ne lui donne aucune nouvelle. Une femme est retrouvée, décapitée, dans sa luxueuse demeure. Que s’est-il passé ? Pourquoi ? Qu’a-t-il fait ?

A partir de là, le roman s’emballe et de belle façon ! L’enquête est confiée à Peter, un policier qui ne croit plus en rien, rejoint peu de temps après par Hanne, une profileuse qu’il a aimé plusieurs années auparavant. Ces deux-là ne sont pas au top dans leur vie personnelle mais essaient de se donner les moyens d’avancer et de comprendre. Hanne, surtout, a une approche intéressante des événements, des personnes, son raisonnement est fin, poussé à l’extrême.

Peter, Hanne, Emma prennent la parole tour à tour, chacun dit « je » et certaines scènes sont revisitées suivant la personne qui l’analyse. Ils ne s’expriment pas de la même façon, ils ont des opinions, des ressentis différents en lien avec leur sensibilité, leur place dans la vie.

 Voilà un excellent thriller. Les éléments arrivent par bribes, l’atmosphère est anxiogène, angoissante. Peter, en homme cabossé est attachant et Hanne, en femme qui se décide à prendre sa vie en main nous fait plaisir. Emma nous fait passer par des sentiments ambivalents Le passé de chacun des protagonistes va nous être dévoilé petit à petit au fil de chapitres et on comprend très vite que les faits antérieurs influencent le présent.

Camilla Grebe installe une ambiance intime, proche de ses personnages. Elle va au cœur des choses, nous parle d’amour, d’abandon, de mort, de vie gâchée avec un formidable doigté. Son écriture est fluide (merci à la traductrice) et le rythme est assez rapide et pourvu en rebondissements pour qu’on ne s’ennuie pas une seconde !



"Le poison d'amour" de Éric-Emmanuel Schmitt


Le poison d’amour
Auteur : Eric-Emmanuel Schmitt
Éditions : Albin Michel (1 er Octobre 2014)
ISBN : 9782226259950
180 pages

Quatrième de couverture

Quatre adolescentes de seize ans liées par un pacte d’amitié éternelle tiennent le journal de leur impatience, de leurs désirs, de leurs conquêtes et de leurs rêves. Comment éviter les désastres affectifs dont les couples parentaux donnent l’image quotidienne ? Hier encore des enfants, les voilà prises au piège de cette émotion bouleversante, l’amour, prêtes à entrer dans ce domaine mystérieux, cette folie qui peut les transformer en monstres.

Mon avis

J’ai souhaité lire ce livre car il n’était pas trop long et qu’il représentait une occasion pour moi de me réconcilier avec Éric-Emmanuel Schmitt car je n’ai pas apprécié ses derniers ouvrages. Et bien, ce n’est pas une pleine réussite.

L’idée de départ est bonne et avait tout pour me plaire. Quatre jeunes lycéennes se racontent, la plupart du temps par l’intermédiaire de leur journal intime. On découvre ainsi les tourments habituels des adolescentes de cet âge : amour, amitié, jalousie, parents qui se séparent, mensonges, trahisons, rébellion, chamboulement intérieur face à tout cela. L’auteur a su se glisser dans « la peau » des quatre amies pour s’exprimer à leur place, c’est un bon point.

L’ensemble m’a paru un peu caricatural, convenu, j’avais deviné qui se cachait derrière les mails, mais je n’avais pas imaginé une telle fin même si, à cette période de la vie, tout est vécu de façon excessive.

Ce qui m’a dérangée, c’est l’impression que cela reste superficiel, et que du coup, ça ne m’apporte rien. Or, ce que j’attends d’un livre, c’est qu’il me bouscule, ou me procure du plaisir, ou me fasse poser des questions me donnant envie d’aller plus loin. Avec « Le poison d’amour », rien de cela, simplement une indifférence polie comme lorsque je feuillette un magazine car je n’ai rien d’autre sous la main…..


"Le salon de beauté de Melba Escobar (La casa de la belleza)


Le salon de beauté (La casa de la belleza)
Auteur : Melba Escobar
Traduit de l’espagnol (Colombie) par Margot Nguyen Béraud
Éditions : Denoël (3 Mai 2018)
ISBN : 978-2207139196
240 pages

Quatrième de couverture

La Maison de la Beauté est un luxueux institut de la Zona Rosa, l’un des quartiers animés de Bogotá, et Karen l’une de ses esthéticiennes les plus prisées. Mais son rôle dépasse largement l’art de la manucure. Un après-midi pluvieux, une adolescente entre dans le salon - en uniforme d’écolière et sentant très fort l’alcool : Sabrina doit être impeccable pour une occasion très particulière. Le lendemain elle est retrouvée morte. Karen est la dernière personne à l’avoir vue vivante.

Mon avis

Deux secondes peuvent tout changer…

Nous sommes à Bogota, en Colombie dans un luxueux salon de beauté où Karen travaille comme esthéticienne, en essayant d’économise le plus possible pour faire venir son jeune fils auprès d’elle.
Elle sait pas mal de choses sur ses clientes, entre épilations et massages, certaines se confient. Sabrina, qui a été retrouvée morte, était venue la voir, lui aurait-elle communiquer quelque chose ?

C’est Claire, psychanalyste, une autre personne qui vient pour des soins auprès de Karen, qui est la narratrice de ce roman noir urbain. Noir car on découvre une ville entachée de corruption, de trafics divers où il est difficile de se faire une place, urbain car la politique de la cité est dévoilée, les contrastes entre les quartiers, la vie quotidienne des habitants pas tous traités de la même façon.

Ce n’est pas tant les recherches pour comprendre la mort de Sabrina que l’atmosphère et les envies d’ailleurs de Karen qui sont les points principaux de ce recueil.  Je n’irai pas jusqu’à dire « peu importe qui a tué » (de préférence un vrai méchant qui se fera coincer) mais pour moi, l’essentiel n’est pas là. Il est dans la présence de Karen au milieu d’autres employées issues de la bonne société contrairement à elle, il est également dans la présentation de ces personnes de la « haute » qui ne sont qu’illusion et qui dirigent, régentent, montrant le miroir aux alouettes à ceux qui triment et se prennent à espérer.

Bogota est une vielle sombre où il n’est pas facile d’être heureux et où exister à part entière est un combat de chaque jour pour certains, étouffés par les « puissants ».

J’ai été un peu désarçonnée par la construction de ce livre. A mon sens, elle enlève un peu de fluidité au récit, peut-être que la traduction a été difficile, je ne sais pas. J’ai trouvé cette lecture hachée bien que très intéressante par le contexte qu’elle présente. L’auteur a eu du courage d’aborder de tels thèmes (entre autres la corruption policière et politique) qui peuvent déranger les élus même s’il s’agit de fiction.

"Le chant des revenants" de Jesmyn Ward (Sing, unburied, sing)


Le chant des revenants (Sing, unburied, sing)
Auteur : Jesmyn Ward
Traduit de l’américain par Charles Recoursé
Éditions : Belfond (7 Février 2019)
ISBN : 9782714479099
280 pages

Quatrième de couverture

Jojo n’a que treize ans mais c’est déjà l’homme de la maison. Son grand-père lui a tout appris. De son autre famille, Jojo ne sait pas grand-chose. Ces blancs n’ont jamais accepté que leur fils fasse des enfants à une noire. Et puis il y a Leonie, sa mère, qui vient d’apprendre que Michael, son mari, va sortir de prison et qui décide d’embarquer les enfants en voiture pour un voyage plein de dangers, de fantômes mais aussi de promesses… 

Mon avis

Magnifique roman choral, ce livre est une petite merveille. De par les thèmes abordés, le lieu où se déroule l’histoire, et également par les personnages aux portraits finement ciselés pour faire de certains des joyaux étincelants.

Jojo, treize ans, est le fils de Michael, un blanc actuellement en prison et de Leonie, une jeune femme noire. Ces deux-là se sont connus tôt et la famille de Michael n’a jamais accepté le choix de leur rejeton.  L’Amérique a beaucoup progressé dans le combat du racisme mais il reste présent même de nos jours comme le démontre le récit. Jojo a une petite sœur surnommée Kayla dont il s’occupe avec un amour immense, prenant soin d’elle à la place de leur mère totalement défaillante. Peut-être qu’elle aimerait faire mieux mais elle n’y arrive pas, elle se drogue, elle boit, elle vit de petits boulots et est installée avec ses deux gamins chez ses parents. La grand-mère est malade, très fatiguée et ce sont Jospeh et le Papy qui font tourner la maison tant bien que mal. Et puis, voilà que le père annonce sa sortie et que Leonie décide de partir sur les routes avec les deux petits, pour aller le récupérer. Traumatisée par le décès de son frère, Leonie est « handicapée » des sentiments, elle voudrait être une meilleure maman mais elle n’y arrive alors elle peut-être brutale, désordonnée, maladroite, malheureuse….
« Elle me déteste, je dis.
-Non, elle t’aime. Elle ne sait pas le montrer. »

Dans ce livre, même les morts parlent, puisque prennent la parole tour à tour : Jojo, Leonie et Richie (il est mort mais Jojo le voit et l’entend quelques fois). Introduire Richie dans le contexte a permis à l’auteur de parler du passé, de faire des parallèles entre ici et maintenant et les réactions d’autrefois et ainsi de montrer que les gens changent mais que leur conscience n’évolue pas forcément.


Lorsque le jeune garçon s’exprime, on sent tout le désarroi qui l’habite. Les questions que l’attitude de sa génitrice lui renvoient, la découverte de la communauté noire et du passé douloureux de son aïeul, ses sentiments face à la mort qui rode….

L’écriture poétique, sensible, délicate, de l’auteur magnifie certains passages, notamment ceux où sont évoqués les liens qui unissent Jojo et Kayla, ou Jojo et son grand-père. On ne dit pas « je t’aime » dans cette famille, on est pudique mais chaque geste, chaque mot transpirent l’amour et l’émotion est au rendez-vous tant les protagonistes sont décrits avec humanité. On voit que l’Amérique a encore du chemin à faire pour laisser une place à chacun. C’est par petites touches que l’on découvre la difficulté d’être né noir dans le Mississipi où la chaleur semble faire fondre la lucidité de certains (l’attitude du policier est révoltante). Dans ce road trip, l’atmosphère vous englue, l’air chaud vous colle à la peau mais Jojo vous prend la main et vous ne voulez plus le lâcher.

C’est fort, puissant. Magnifiquement traduit ce roman sublime, subtil, vous parle au cœur, à la tête, il vit entre vos mains et il vous pousse à réfléchir.

NB : Jesmyn Ward est la première femme deux fois lauréate du National Book Award.

"L'aubépine" de Sophie Selliez


L’aubépine
Auteur : Sophie Selliez
Éditions : LBS éditions (10 Janvier 2019)
ISBN : 978-2378370572
260 pages

Quatrième de couverture

Aurore, Gabriel, François, Natacha, Claire, Xavier et Anne-Cécile effectuent un premier bilan de leur vie d'adulte.  Comment concilier réalisation de soi et respect de l'autre ? Comment trouver sa place dans un monde aux valeurs en pleine mutation ?

Mon avis

Une excellente play list, une écriture délicate et aboutie, que demander de plus ?

Ce premier roman met en scène des hommes et des femmes, en couple ou pas, dans leur quotidien. Des gens comme vous et moi, alors forcément, on peut s’identifier ou reconnaître des amis dans les personnages proposés.

La grande force de Sophie Selliez est d’avoir réussi un récit tout à fait crédible, ancré dans la réalité où les situations sont de celles que l’on peut vivre. Son écriture est vive, agréable, moderne. Elle cisèle avec finesse les faits et les rapports humains qui en découlent. Son sens de l’observation se ressent tant son approche humaine est précise. On dirait presque qu’elle a vécu tout ce qu’elle présente. Il y a ceux qui se posent des questions parce que leur union semble être arrivée à son terme ou bien parce que l’étincelle a disparu, ceux qui voudraient se marier, ceux qui espèrent un enfant qui ne vient pas etc… C’est aussi l’analyse de ces rencontres, de celles qui bouleversent une vie, vous mettent la tête et le coeur à l’envers et dont vous ne savez plus ce qu’il faut en faire. Les ranger au plus profond de votre être pour ne pas les abîmer ou foncer pour en profiter ? L’auteur nous rappelle également combien les choix sont difficiles, coûteux parce qu’une fois qu’ils sont faits, on ne peut s’empêcher de penser que peut-être, si ….

J’ai dévoré ce recueil, le style est fluide, les personnages attachants dans leur force et leur faiblesse. Ils sont humains tout simplement…. Ce ne sont pas des surhommes, ils ont des failles, les assument plus ou moins et Sophie Selliez en parle si bien qu’on a l’impression qu’on pourrait les rencontrer demain. Il y a suffisamment d’individus pour passer de l’un à l’autre sans se lasser. Et la construction des chapitres est très nette, on ne se perd pas et puis certains se croisent bien sûr !

Cerise sur le gâteau : les titres musicaux s’accordent à merveille au texte et font de ce livre un cadeau cocooning. Un conseil : musique (vous avez les morceaux en fin d’ouvrage), canapé et … bonne lecture !

"La chambre des murmures" de Dean Koontz (The Whispering Room)


La chambre des murmures (The Whispering Room)
Auteur :  Dean Koontz
Traduit de l’américain par Sebastian Danchin
Éditions : L’Archipel (6 Février 2019)
ISBN : 9782809825626
462 pages

Quatrième de couverture

 « Il n’est plus temps d’attendre... »
Tels sont les mots qui résonnent dans l’esprit de Cora Gunders, juste avant qu’elle commette un attentat-suicide.
« Accomplis la mission qui t’incombe... »
L’effroyable contenu du journal intime de Cora corrobore l’hypothèse de la démence. Lorsque de nouveaux cas surviennent, Jane Hawk, inspectrice du FBI en disponibilité, comprend que chaque seconde compte. Sa traque va la conduire Jane sur la piste d’une confrérie secrète...

Mon avis

En son temps, Jules Verne avait évoqué dans ses livres certains progrès scientifiques et cela prêtait à sourire…. et puis….l’avenir a démontré que…. finalement de la fiction écrite à la réalité quelques décennies après… il n’y avait que quelques pas….
 Alors, lorsque Dean Koontz présente des hommes et des femmes devenues dociles, manipulées par quelques individus nocifs qui veulent régenter et dominer le monde, on frissonne… Bien sûr, la méthode employée par les malfrats dans le récit, n’est pas encore d’actualité mais les choses vont tellement vite…les dérives de notre société sont parfois émergentes et il faut rester vigilants. Ce bon roman est là pour nous divertir, mais il peut également servir de piqûre de rappel.

Cora Gunders est une jeune enseignante, dynamique et aimée de tous jusqu’au jour fatal où elle commet un attentat suicide. C’est plus qu’inexplicable et personne ne comprend ce qui a pu se passer dans sa tête. Le shérif Luther Tillman se pose des questions et pense qu’il faut creuser l’affaire. Mais les fédéraux ne l’entendent pas de cette oreille et le mettent à part presqu’en devenant menaçants. Comme Luther est un gars vraiment bien, plus il sent que les « officiels » veulent étouffer ce qui s’est passé, plus il essaie de comprendre.  Bien sûr, rien ne sera simple, il va être courcircuité, surveillé, traqué….mais il n’a pas envie de lâcher et il essaie d’avancer….

Une autre personne que cet acte interroge, c’est Jane Hawk. Elle fait le parallèle entre le suicide incompréhensible de son mari et la tuerie hors norme provoquée par Cora. Elle ne comprend pas que des citoyens bien sous tous rapports aient pu basculer du jour au lendemain dans des situations ne leur correspondant pas. Elle n’est pas en odeur de sainteté chez ses patrons du FBI et tout cela va bien la gêner car elle dérange au point qu’il vaudrait mieux qu’elle disparaisse, comme par accident (ben voyons). Comme le shérif, c’est quelqu’un avec un caractère fort, prête à aller jusqu’au bout, à prendre des risques pour faire éclater la vérité. Il va s’agir d’une course contre la montre pour essayer d’enrayer ce qui est en train de se mettre en place….

C’est un recueil que j’ai beaucoup apprécié. Il y a plusieurs parties et de nombreux chapitres assez courts permettant de passer très vite d’un lieu à l’autre pour retrouver les différents protagonistes dont certains très attachants. Tous les codes du genre pour faire un bon polar sont réunis. C’est peut-être parfois, un tantinet prévisible mais c’est terriblement efficace et addictif. Les personnages sont bien définis, caricaturaux pour quelques-uns (du coup, si ce sont de parfaits salauds, on a bien envie de leur mettre une gifle et on ne ressent aucune empathie, voire du dégoût et c’est parfait). L’intrigue est remplie d’actions, de rebondissements, de surprises, de mouvements et de passages plus doux pour nous laisser souffler ou espérer…)

Je n’ai pas lu Dark Web où Jane Hawk est déjà présente mais je vais m’empresser de le faire rapidement et comme je sais qu’en américain, il y a d’autres tomes, j’espère que les éditions de l’Archipel les publieront sans tarder.